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Un décès à l’hôpital de Trois-Rivières soulève des questions

Une semaine après la mort de leur mère qui a fait une chute à l'hôpital de Trois-Rivières, deux frères réclament plus de sécurité pour les personnes âgées hospitalisées. Ils souhaitent que le décès de leur mère fasse réfléchir et permette d'améliorer certaines procédures.

Un texte de Marie-Pier Bouchard

Transportée à l’hôpital le 3 mai et hospitalisée pour soigner un problème de santé mineur, Juliette Faucher, 76 ans, est tombée de son lit trois jours plus tard, selon ce que raconte son fils, Pierre Duguay.

Ce n’est que le lendemain, lorsqu’il a rendu visite à leur mère, que son frère Daniel Duguay a appris qu’elle avait fait une chute. Elle avait le bras enflé et des ecchymoses au visage, entre autres.

Dix jours plus tard, le 16 mai, Mme Auger est décédée.

Pierre et Daniel Duguay ont été surpris d’apprendre que les barrières des deux côtés du lit, des ridelles, étaient baissées quand leur mère a fait sa chute.

Pour qu’elles soient montées, il faut demander à signer un formulaire à cet effet autorisant le personnel à monter les ridelles de chaque côté du lit, ont-ils appris, puisque ce sont des mesures qui entrent dans la catégorie des mesures de contrôle.

Pierre Duguay croit que cette chute était évitable et qu’il faut améliorer la procédure.

« Ça a emporté ma mère. Je serais supposé de l’avoir encore », se désole-t-il.

Selon lui, le formulaire autorisant le personnel à monter les ridelles du lit devrait être offert systématiquement pour assurer la sécurité des personnes hospitalisées.

Par ailleurs, Pierre et Daniel Duguay déplorent le fait de ne pas avoir été informés de la chute de leur mère lorsque l’événement est survenu.

Ils ont demandé qu’une autopsie soit pratiquée et ils sont toujours en attente des résultats.

Réaction du CIUSSS MCQ

Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ) dit être au fait de l’insatisfaction de la famille face à cet événement.

La porte-parole de l’organisation, Valérie Provencher, mentionne que du soutien a été offert et qu’une équipe a rencontré les proches pour répondre à toutes leurs questions.

Mme Provencher ajoute qu’ils ont été informés qu’ils pouvaient soumettre le dossier à la commissaire aux plaintes et à la qualité des services du CIUSSS MCQ.

Le CIUSSS confirme que pour mettre en place une mesure de contrôle telle que monter les ridelles d’un lit, le consentement de l’usager ou de son représentant est nécessaire.

Parmi les objectifs de cette approche : « promouvoir l’adoption des meilleures pratiques par l’utilisation de mesures alternatives », mentionne Mme Provencher.

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