Qui de mieux qu'Éric Lapointe pour donner le coup d'envoi au 25e Festivoix de Trois-Rivières? C'est une année anniversaire et inviter l'artiste qui s'y est produit le plus souvent était une évidence.

Un texte de Josée Bourassa

Au nombre de festivaliers présents sur le parterre de la scène des Voix populaires, on a vite compris que sa popularité n'a pas faibli au fil des ans.

Devant la scène, la foule compacte était prête à accueillir son idole qui a su se faire désirer avec 35 minutes de retard. Mais qu'à cela ne tienne, c'est Éric!

« Je suis content de vous voir! », a-t-il lancé à la foule, qui ne se faisait pas prier de chanter avec lui ses plus grands succès.

Éric Lapointe a donné le spectacle que ses admirateurs voulaient voir, passant du rock lourd aux douces ballades.

Fidèle à son habitude, il a invité quelques participants de l'émission La Voix à se joindre à lui : Noémie Lafortune, Jessie Proteau et la Trifluvienne Stéphanie Veillette.

« Une voix spectaculaire », a dit Éric Lapointe au sujet de Stéphanie Veillette. Pour interpréter Highway to hell d'AC/DC, la Trifluvienne a démontré avec puissance qu'elle pouvait jouer du coude dans le milieu du rock sans timidité.

Michel Pagliaro inaugure une nouvelle scène

On ne sait pas encore si le rock est la formule magique pour chasser la pluie. Reste que Michel Pagliaro littéralement repoussé les nuages persistants en fin de journée jeudi.

On lui a confié l'inauguration de la nouvelle scène des Voix acoustiques. Installée dans la cour arrière du Musée Pop, la scène est bordée par les murs de la vieille prison et des maisons de la collection Robert-Lionel Séguin. Le lieu est champêtre à souhait.

Il est permis de croire que cette scène deviendra un coup de coeur pour plusieurs. Une heure avant le spectacle, les festivaliers, vêtus de ponchos imperméables ont commencé à arriver malgré le ciel gris et les gouttes de pluie. Puis, Pagliaro et son guitariste nous ont envoyé directement l'incontournable J'entends frapper.

Les gens chantent, la pluie cesse, les festivaliers s'entassent devant la scène. Un spectacle acoustique, vous dites? Ils sont deux et sonnent comme s'ils étaient cinq.

Michel Pagliaro est en voix, il pousse la note comme il y a 40 ans. Il nous enfile ses grands succès les uns derrière les autres : Le temps presse, L'espion, Les bombes.

Il fouille dans son vieux répertoire et nous ressort Rainshower comme un pied de nez aux nuages, Émeute dans la prison encore plus blues et fait un réel plaisir à la foule avec Loving you ain't easy. Quel bon départ pour le Festivoix.

Pagliaro termine son tour de chant, les nuages se dissipent. Vincent Vallières ne fera qu'une bouchée du reste.

Émotion et intimité avec Vincent Vallières

« J'avais très hâte de venir jouer ici. On m'avait beaucoup parlé de la scène des Voix multiples du Festivoix », a déclaré l'auteur-compositeur-interprète. Vincent Vallières s'est installé sur la scène de la cour du monastère des Ursulines comme s'il était dans notre cour.

« On m'avait dit que c'était une scène intime, je me disais qu'il y aurait 500 personnes, mais non, vous êtes 5000! » En effet, le site est encore plein. Encore, parce que c'est une des scènes les plus populaires du Festivoix.

Retrouver Vincent Vallières, c'est comme retrouver un bon vieux chum. Généreux, solide, simple et drôle aussi.

Le public savoure L'amour, c'est pas pour les peureux, Le monde tourne fort. Il découvre une version inédite de Loin dans le bleu coécrite avec Gilles Vigneault, une des préférées de Vallières.

Il s'émeut à entendre Lily et finalement.. fond littéralement avec On va s'aimer encore que Vallières offre comme un cadeau.

Le public chante, le chanteur se fait discret et laisse les gens se l'approprier. Mine de rien, le ciel a retrouvé son bleu azur, les nuages ont complètement disparu.

C'est le jour 1 du Festivoix. Il y aura encore neuf autres soirées. Il paraît que le meilleur reste à venir.

Plus d'articles