Des jeunes âgés de 19 à 22 ans de Nicolet, qui viennent de terminer une mission humanitaire en Haïti, sont pris au coeur des violences qui secouent le pays. Le groupe de douze personnes, dont trois accompagnateurs, a pu se rendre à l'aéroport samedi... un trajet qui ne s'est pas fait sans heurts.

« Ils ont été une quarantaine à envahir le dehors notre camion, à s’accrocher », nous a raconté l’un des accompagnateurs du groupe, Marc Dion, lundi.

« Après une dizaine de minutes, on a réussi à se sortir de là, raconte-t-il, mais avec beaucoup de peurs, des cris des larmes, de nos jeunes. » Ils ont aussi entendu des tirs, durant leurs parcours.

Le groupe, qui effectuait une mission humanitaire à 1 h 30 de Port-au-Prince depuis la semaine dernière, a finalement pu arriver à l’aéroport de la capitale, où d’autres défis les attendaient.

De longues heures à l’aéroport

Le groupe se sent en sécurité, mais la nourriture et l’eau se font rares à l’aéroport.

Des gens de l’organisation paysanne avec qui le groupe collaborait a réussi à faire acheminer des vivres aux Nicolétains.

« Des gens qui travaillent avec les plus pauvres sont en train de nous dépanner, c’est peu dire », s’exclame Marc Dion.

Une des participantes au voyage humanitaire est malade et n’a pas mangé depuis plusieurs heures. Marc Dion affirme qu’elle se porte tout de même bien dans les circonstances.

Tous les hôtels à proximité sont pleins. Le groupe a dormi à l’aéroport, à même le sol, devant le kiosque d’Air Transat.

Marc Dion affirme qu'ils ont chanté et discuté entre eux, ce qui a aidé à faire passer le temps et aussi, à traverser cette épreuve.

Le défi de quitter le pays

Neuf des douze participants devraient prendre l’avion en fin d’après-midi lundi. En raison d’une erreur lors de l’émission des billets, trois jeunes du groupe se sont vus attribuer des billets pour un vol mercredi.

Ils ont finalement réussi à faire changer les noms sur les billets, afin que deux des trois accompagnateurs restent. Marc Dion affirme qu’un jeune de 22 ans a accepté de rester avec eux.

Un accompagnateur s’envolera donc, si tout va comme prévu, avec huit des participants vers 16 h lundi après-midi, pour arriver à Montréal en soirée.

Les neuf personnes devaient initialement partir dimanche, mais le vol a été retardé.

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