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Un jugement historique attendu depuis longtemps chez les Atikamekw

Diane Chilton, directrice des services sociaux du Conseil de la Nation atikamekw, se réjouit du jugement historique qui blâme le gouvernement canadien d'avoir agi de façon discriminatoire envers les jeunes autochtones en ne finançant pas adéquatement les services auxquels ils ont droit.

Un texte de Marie-Claude Julien

Mme Chilton souhaite maintenant que le jugement, prononcé par le Tribunal canadien des droits de la personne, serve de levier pour rééquilibrer les ressources offertes à la jeunesse autochtone.

Des familles quittent leur réserve

Certaines familles ont même décidé de quitter leur résidence dans les communautés autochtones pour que leurs enfants puissent avoir accès à de meilleurs services, que ce soit à l'école ou à l'hôpital.

C'est le cas de la famille Flamand qui compte 5 enfants et qui s'est établie à La Tuque.

« Ils ont de meilleures chances de réussites au niveau scolaire. La diversité des services est plus présente à comparer des communautés où c'est très limité. On sait pourquoi c'est plus limité, c'est parce que les ressources financières ne viennent pas avec les projets d'infrastructures », explique Christian Flamand, le père de la famille.

Réaction des Premières Nations

Le chef national de l'Assemblée des Premières Nations salue la décision rendue aujourd'hui par le Tribunal canadien des droits de la personne.

En conférence de presse, Perry Bellegarde a déclaré que les Premières Nations sont prêtes à travailler avec Ottawa pour développer un nouvel éventail de services, mais que cet effort doit s'accompagner d'une aide financière d'urgence.

Des documents internes du gouvernement fédéral évaluent à près de 35 % le manque de financement pour la protection de l'enfance.

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