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Un partenariat entre l'UQTR et le Conseil en éducation des Premières Nations remis en cause par le lock-out

Le lock-out de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) aura eu pour conséquences de fragiliser un partenariat entre l'institution et le Conseil en éducation des Premières Nations (CEPN). Une formation d'enseignants prévue depuis un an a été annulée avec moins d'une semaine de préavis.

Un texte de Catherine Bouchard

Cette formation en continu d'adaptation scolaire offerte depuis quatre ans pour les enseignants de 22 communautés autochtones se donne en deux volets. La première partie avait été enseignée en avril et la seconde devait avoir lieu la fin de semaine du 18 mai.

Or, la direction de l'UQTR vient d'annuler le deuxième volet en raison du lock-out. Cette activité était prévue depuis un an déjà, en partenariat avec le CEPN. Le deuxième volet devrait être offert en août ou en septembre, mais cela risque de poser des problèmes d'horaires pour les enseignants, puisque les communautés autochtones commencent plus tôt l'année scolaire en raison des congés de semaines culturelles. De plus, les quatre mois entre les deux volets de la formation risquent de nuire à l'apprentissage de cette matière par les intervenants.

« Avec les Premières Nations, c'est toute la reconstruction du respect de l'un et de l'autre. Cette formation est planifiée un an à l'avance. Par une situation où on annule de façon subite, ça fragilise le partenariat. Ce que je crains, c'est qu'on n'ait plus d'autres années », déplore la professeure au département des sciences de l'éducation, Sylvie Ouellet.

Une source au sein du CEPN confirme d'ailleurs que l'organisme risque de se tourner vers une autre université à l'avenir.

Problèmes logistiques

Plusieurs billets d'avion avaient déjà été achetés pour la fin de semaine de formation qui devait se dérouler à Val d'Or en Abitibi-Témiscamingue. Une vingtaine de chambres d'hôtel avaient aussi été réservées, ainsi qu'une salle.

Les responsables du CEPN ont bien l'intention de refiler la facture de quelques milliers de dollars à l'UQTR pour cette annulation de dernière minute.

« Pour nous, les formatrices, il y a aussi des frais d'avion. On va vérifier avec notre syndicat à qui on laisse la facture, mais c'est sûr que ce ne sera pas au CEPN », indique Mme Ouellet.

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