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Un petit magasin général pour les élèves d'une école en milieu défavorisé de Trois-Rivières

Il y a beaucoup de solidarité dans l'air quand on met les pieds à l'école Sainte-Thérèse de Trois-Rivières. Les membres du personnel sont souriants et ne se gênent pas pour se taquiner même devant la visite. Un lien qui leur permet de développer plusieurs projets, dont celui de soutenir un petit magasin général qui permet de subvenir aux besoins ponctuels des élèves vulnérables.

Un enfant qui porte un manteau trop petit, un autre qui n’a pas de bottes lors de la première bordée de neige, un élève qui a faim parce qu’il n’a pas assez de nourriture dans sa boîte à goûter, c’est monnaie courante pour le personnel de l’école Sainte-Thérèse.

Depuis plusieurs années, l’équipe est prête à subvenir aux différents besoins des jeunes.

Bottes d’hiver, manteaux, souliers, vêtements, collations, leur petit magasin général est bien rempli.

L’école Sainte-Thérèse dispose aussi d’un grand réfrigérateur garni de collations grâce à un partenariat avec Moisson Mauricie-Centre-du-Québec.

Le froid commence là, ça arrive qu’on en voit arriver avec des chandails.

Josée Rathier, psychoéducatrice à l'école Sainte-Thérèse de Trois-Rivières

Il n’y a pas une journée où Josée Rathier, la psychoéducatrice de l’école, n’a pas à aller piger dedans.

« Des parents, des enseignants qui ont déjà des enfants et qui ont des vêtements de trop, des bottes des sacs d’école, qui m’apporte des choses et je les redistribue aux élèves », explique-t-elle.

Tous les dons convergent vers le bureau de Josée Rathier qui coordonne le tout.

Certains enseignants ont aussi des réserves dans leur classe. Dans une des classe il y a même un mini réfrigérateur dans lequel l'enseignante conserve des collations qu'elle distribue au besoin.

Un lien de confiance

Au fil du temps, un lien de confiance s’est établi entre les parents des élèves de l’école et Mme Rathier qui y travaille depuis cinq ans.

« Les parents m’appellent, ils ne sont pas gênés de m’appeler quand ils ont besoin d’un habit de neige, de bottes d’hiver, d’articles scolaires ou si c’est plus difficile de payer, ils me demandent si moi j’ai des choses à donner », raconte-t-elle.

Elle admire le courage des parents qu’elle côtoie tous les jours.

Je les accueille à bras ouverts. S’ils prennent la peine de m’appeler, c’est qu’il y a un réel besoin.

Josée Rathier, psychoéducatrice à l'école Sainte-Thérèse de Trois-Rivières

Josée Rathier est particulièrement touchée par les parents qui, en toute humilité, réclament de l’aide pour s’organiser. Pour eux, organiser l’année scolaire représente une montagne.

« Ils ne savent pas quoi acheter, comment contribuer, comment organiser tout ça. Ça prend des pantalons de neige, des vêtements d’école, ils ont besoin d’aide », explique-t-elle.

Je suis prête à les aider. Moi ce que je veux, c’est que l’enfant soit bien, mais je veux aussi que le parent soit heureux.

Josée Rathier, psychoéducatrice à l'école Sainte-Thérèse de Trois-Rivières

Josée Rathier se dit fière des parents qu'elle côtoie.

Elle constate que plusieurs font tout pour se sortir de leur situation de pauvreté. Particulièrement cette année, elle remarque un nombre élevé de parents qui entament un retour aux études.

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