Retour

Un policier de la SQ ouvre le feu sur un chien

Le malheur semble vouloir s'acharner sur Bones, ce chien de type boxer sauvé par la SPA Mauricie en 2015 après avoir été trouvé dans un état de maigreur extrême à Shawinigan. Un policier de la Sûreté du Québec (SQ) a tiré sur lui le 3 septembre.

Un texte de Marie-Pier Bouchard

Interpellé par un voisin, Daniel Jalbert a accepté de participer à une opération de recherche avec son chien Bones pour retrouver une femme qui manquait à l'appel dans la forêt près de chez lui, à Saint-Paulin.

En soirée, deux policiers dépêchés sur les lieux pour ces recherches se sont retrouvés face à Bones qui jappait et tous les deux ont réagi en pointant leur arme à feu vers lui.

Au moment où Daniel Jalbert leur a crié de ne pas tirer, il était trop tard. L’un d'eux avait appuyé sur la gâchette.

Daniel Jalbert était tout près de son chien quand le coup est parti. « C’est sûr que je revois la scène », dit-il.

M. Jalbert et sa conjointe ont rapidement emmené Bones chez le vétérinaire. Ils ont dû débourser 1000 $ pour le faire soigner.

Procédures entamées

M. Jalbert se questionne sur les aptitudes du policier qui a tiré sur Bones et il a déposé une plainte en déontologie contre lui. Il ne veut pas que ça se reproduise.

Selon Daniel Jalbert, le policier avait d'autres moyens à sa disposition comme le poivre de cayenne, le bâton télescopique ou le pistolet à impulsion électrique.

Le couple souhaite aussi se faire rembourser les frais de vétérinaire.

Constats d'infraction

Encore visiblement ébranlé par les événements, Daniel Jalbert raconte avoir reçu deux constats d'infraction à la suite de cet événement : le premier parce que son chien n'était pas en laisse sur le terrain de son voisin et le deuxième pour avoir injurié les policiers, mais l'homme a l'intention de les contester.

La Sûreté du Québec confirme qu'un policier a tiré sur un chien le 3 septembre dernier lors d'une opération de recherche pour retrouver une femme disparue dans la forêt à Saint-Paulin, mais refuse de commenter les événements puisque des procédures sont en cour.

Par ailleurs, on précise que dans tous les cas où un policier fait usage de la force ou d’une arme envers une personne ou un animal, il doit produire un rapport et ces interventions sont toujours analysées.

Les gens de la SPA Mauricie se disent attristés, mais impuissants devant cette situation.

Plus d'articles

Commentaires