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Un printemps « désastreux » pour les agriculteurs de la région

La saison des récoltes s'annonce catastrophique pour les agriculteurs qui exploitent des terres en bordure du lac Saint-Pierre. Certains champs sont encore inondés et leurs propriétaires devront faire une croix sur les semences cette année.

Les inondations record de ce printemps n'ont pas dit leur dernier mot. À Baie-du-Febvre, les champs de Frédéric Laforce sont encore recouverts de 30 cm d’eau par endroits.

« Je n’ai jamais vu ça, assure l’agriculteur. À cette date, d’habitude, les terres sont semées. Mais là, c’est impossible, les terres sont inondées. »

Le président du Syndicat de l’UPA de Nicolet assure lui aussi qu’il n’a jamais rien vu de tel.

« Ce n’est jamais arrivé que quelqu’un n’ait pas été capable de semer », dit-il.

Le lac Saint-Pierre atteint depuis quelque temps des niveaux inégalés. Il est quatre fois plus élevé que l'an dernier à pareille date. L'eau qui est tranquillement relâchée du lac Ontario contribue à faire augmenter le niveau du lac Saint-Pierre, qui déborde dans les terres agricoles avoisinantes.

Les agriculteurs qui ont réussi à semer ont quant à eux dû composer avec des précipitations trop abondantes.

« C’est un printemps catastrophique, ajoute Claude Lefebvre, un producteur laitier de Baie-du-Febvre. Pour les semis, ça s’est relativement bien passé, malgré qu’il faille naviguer entre les averses. Ça a été plus tardif que les dernières années. »

Les effets de l’hiver rigoureux et des crues printanières se font ressentir chez la Financière agricole du Québec. Un nombre inhabituellement élevé de réclamations ont été faites cette année par les agriculteurs qui sont assurés.

Ces nombres pourraient toutefois varier d'ici la fin de l'été.

« Les avis de dommages sont évolutifs au cours de la saison. On peut en avoir plus ou en fermer, explique le directeur territorial du Centre-du-Québec, de la Mauricie et de l’Estrie à la Financière agricole, Michel Beaulac. La nature peut reprendre le dessus pour les prochains mois, c’est pour ça qu’on attend à la récolte pour voir les rendements. »

Pour la Mauricie, il s’agit de la pire année depuis longtemps, selon la Financière agricole. Le reste de la province aurait toutefois connu de pires années.

Selon les informations de Maude Montembeault

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