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Une autre pétition contre l’oléoduc Énergie Est en Mauricie

Comme à chaque fois qu'une action contre le projet d'oléoduc Énergie Est est organisée au conseil des maires de la MRC de Maskinongé, la salle était remplie mercredi soir, à Louiseville. Près d'une centaine de personnes se sont déplacées pour le dépôt d'une pétition de 4000 noms.

Un texte de Marilyn Marceau

Un adolescent de 15 ans de Yamachiche a officiellement remis le document au préfet de la MRC, Robert Lalonde. Samuel Ouellette-Blanchette s’est aussi adressé aux élus. « C’est ici [dans la région] que je veux vivre, dans un milieu de qualité, sécuritaire », a t-il lancé d'entrée de jeu.

Une pétition d’environ 1000 noms avait été déposée à la MRC il y a un an. Celle-ci compte quatre fois plus de noms. Les signatures ont été recueillies sur une période d’un an.

« Notre inquiétude n’a pas baissé. Ce n’est pas parce qu’on en entend moins parler qu’on est moins inquiets », affirme Sébastien Houle, du Comité vigilance hydrocarbures des municipalités de la MRC de Maskinongé.

Statu quo de la MRC de Maskinongé

En marge de la séance, le préfet de la MRC de Maskinongé, Robert Lalonde, a répété que la position des élus n’a pas changé sur la question.

En août 2015, les maires de la MRC de Maskinongé ont adopté une position de « neutralité responsable » au sujet du projet de TransCanada.

La pétition déposée mercredi soir ne rouvrira pas le débat au sein des élus de la MRC. « Ils disent qu’est-ce qu’ils veulent, mais on est 37 000 [citoyens dans la MRC] », affirme M. Lalonde.

Il précise que la MRC de Maskinongé fait partie d’un comité de la Fédération des municipalités du Québec (FMQ) qui étudie le projet.

Le projet Énergie Est

Si le projet Énergie Est va de l'avant tel quel, il traversera 828 cours d'eau au Québec et de nombreuses terres agricoles sur une distance de 650 kilomètres.

TransCanada vise à acheminer quotidiennement, sur une distance de 4600 kilomètres, 1,1 million de barils de pétrole des sables bitumineux de l'Alberta jusqu'à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.

L’entreprise albertaine a besoin de plusieurs approbations pour entamer ses travaux, notamment celle de l’Office national de l’énergie (ONE).

Les audiences de l’ONE ont été suspendues en août 2016 en raison du fort mouvement de contestation. L’Office a invoqué des problèmes de sécurité et de logistique en lien avec les manifestations de citoyens.

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