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Une étudiante de 36 ans déçue de ne pas avoir accès aux emplois d'été étudiants

Une étudiante en travail social de Trois-Rivières, estime qu'elle a été victime de discrimination pour un emploi d'été. Plusieurs employeurs potentiels lui ont refusé un emploi d'été parce que les subventions pour les emplois étudiants ne sont disponibles que pour les gens de moins de 30 ans.

À 36 ans, Véronique Martel, une mère de deux enfants qui vit à Trois-Rivières, a quitté son emploi pour faire un retour aux études en techniques de travail social.

Après sa première année de cours en travail social, impossible de trouver un emploi d'été. Le CHSLD où elle effectuait un stage souhaitait pourtant l'embaucher.

La patronne était prête à m'engager, raconte Véronique Martel, mais elle s'est rendu compte quelques semaines plus tard que la tranche d’âge était de 15 à 30 ans et à ce moment-là, j'en avais 36. Elle n'a pas pu me prendre pour l'été.

La majorité des emplois d'été, 15 765 au Québec, sont subventionnés dans le cadre du programme Emploi été Canada, qui s'adresse aux 15 à 30 ans.

Après avoir frappé à de nombreuses portes, Véronique Martel a finalement décroché un emploi d'été.

L’organisme de Trois-Rivières la Démarche des premiers quartiers a décidé de soutenir Véronique Martel en lui proposant un contrat non subventionné, en plus de faire pression avec une vingtaine d'organismes pour faire assouplir les règles du programme Emploi été Canada.

Une réalité de plus en plus fréquente

Le professeur en travail social de Véronique Martel, Jean-François Aubin, déplore cette situation, d'autant plus que les adultes qui font un retour aux études sont de plus en plus nombreux selon lui. C’est une réalité importante, croit-il.

Interpellé sur la question, le député fédéral de Trois-Rivières, Robert Aubin, travaille à mesurer l'ampleur du problème. La société change, les besoins évoluent, a rappelé le député néodémocrate. On est en pénurie de main-d'œuvre, il y a vraiment possibilité, j'imagine, d'ajuster ses critères.

Le ministre fédéral du Commerce international et député de Saint-Mauricie Champlain, François-Philippe Champagne, n’a pas eu de disponibilité pour répondre aux questions de Radio-Canada. Son adjoint parlementaire a toutefois fait savoir qu'il se penchera sur la question.

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