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Une manifestation pour dénoncer le manque d'aide aux victimes de la maladie de Lyme

Des personnes atteintes de la maladie de Lyme et leurs proches manifesteront samedi devant l'Assemblée nationale pour dénoncer le manque de support offert aux Québécois infectés.

Catherine Laurin fera partie du lot. La jeune musicienne de 22 ans de Trois-Rivières a été piquée par une tique en novembre 2015. Elle a subi deux prises de sang pour dépister la maladie. L'une s'est avérée positive, et l'autre négative.

« À cause de cette prise de sang négative, je n'ai pas réussi à me faire traiter ici. On se fie beaucoup aux prises de sang qui ne sont pas adéquates, alors j'ai dû aller aux États-Unis », a-t-elle expliqué à l'émission Facteur matinal.

Catherine Laurin affirme que ses traitements aux États-Unis lui coûtent entre 15 000 $ et 20 000 $ par année. Elle traverse la frontière deux fois par année.

Elle déplore que ces soins essentiels pour elle ne soient pas remboursés par la Régie de l'assurance maladie du Québec.

« Ça sauve ma vie. C’est un traitement lourd, mais c’est nécessaire pour moi d’avoir ça, pour pouvoir continuer à fonctionner tout court. »

En participant à cette manifestation, Catherine Laurin espère informer la population sur le risque que représente la maladie de Lyme au Québec. Elle souhaite également rappeler aux élus à quel point il est difficile pour les victimes d'être traités au Québec.

« Il y a des gens qui sont beaucoup plus atteints que moi et qui n'ont pas les moyens d'aller aux États-Unis », souligne-t-elle.

Ottawa a annoncé cette semaine un investissement de 4 millions de dollars dans la recherche sur la maladie de Lyme.

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