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Une nouvelle technique pour éradiquer une plante « zombie » au lac à la Tortue

Le myriophylle à épi est omniprésent dans les eaux du lac à la Tortue, à Shawinigan. Après 20 ans de lutte contre cette plante aquatique envahissante, souvent qualifiée de plante « zombie », une nouvelle technique d'éradication sera bientôt mise à l'épreuve.

En plus de rendre la baignade particulièrement désagréable au lac à la Tortue, la présence du myriophylle à épi est un signe de pollution, indique Elyse Ménard de la Ville de Shawinigan.

Pendant des années, la Ville a tenté de contrôler la population de myriophylle à épi en coupant les plantes au fond de l’eau. Puisque cette technique n’a pas donné les effets espérés, une nouvelle technique d’éradication sera testée sur 30 000 mètres carrés du lac : un tapis en jute sera installé au fond du lac.

C'est la première fois que cette technique est mise à l’épreuve sur une aussi grande superficie au Québec.

« L’objectif est de tester différentes méthodes et tous les impacts sur l’écosystème, les poissons, les invertébrés », explique le responsable du projet et directeur général de la Société d'aménagement et de mise en valeur du bassin de la Batiscan, Sébastien Duchesne.

Trois chercheurs et deux étudiants de l’Université du Québec à Trois-Rivières se chargeront de mesurer ces impacts.

Si prouvé efficace, ce projet expérimental pourrait avoir des effets bénéfiques dans toute la province où de plus en plus de lacs sont contaminés par le myriophylle à épi.

« Les embarcations peuvent les transporter. En faisant des couloirs de navigabilité avec les tapis de jute, on espère réduire le nombre de boutures qui seront transportées dans un autre lac. »

Les chercheurs sauront dans un an si les effets de cette technique sont concluants.

Avec les informations de Maude Montembeault.

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