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Une planification « inadéquate » explique la mort de David Joyal, conclut la CNESST

Dans son rapport d'enquête, la CNESST retient comme principale cause « des lacunes dans la planification des travaux de soudage en espace clos », peut-on lire.

Le soudeur a succombé à un traumatisme craniofacial alors qu'il effectuait des travaux de soudage dans un réservoir. Ces travaux ont été réalisés dans un réservoir adjacent à un deuxième réservoir qui contenait encore du diesel.

« La chaleur transmise dans le réservoir était d'environ 400 degrés celcius sur la parois interne, ce qui était suffisant pour enflammer le diesel à l'intérieur et provoquer une première explosion. Ensuite, ça a décloisonné les parois entre les deux réservoirs. Donc, tout à coup, il y avait une présence d'une grande quantité d'oxygène, ce qui a conduit à la deuxième explosion », explique l'inspecteur de la CNESST, Vincent Ouellette.

L'entreprise Pétro-Max n'a pas souhaité commenter les conclusions du rapport. Elle écoppera d'une amende qui pourrait varier entre 16 000 $ et 65 000 $.

La CNESST interdit à l'entreprise des activités de soudage jusqu'à ce qu'un protocole de travail adéquat soit mis en place. Les conclusions de l'enquête seront transmises à l'Association Québécoise des Indépendants du Pétrole, ainsi qu'à d'autres entreprises similaires afin d'éviter que des accidents semblables se reproduisent.

Depuis 5 ans, 69 personnes ont perdu la vie dans un accident du travail au Québec. Dans la seule région de la Mauricie−Centre-du-Québec, 28 travailleurs sont décédés au cours de la même période.

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