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Une poursuite de 700 000 $ pour un problème de gicleurs

Un problème de gicleurs au laboratoire de chimie et de biologie du Collège Shawinigan survenu en 2013 est à l'origine d'une poursuite de 700 000 $.

Ce litige fait suite à une infiltration d'eau dans le système de gicleurs qui a causé des dommages importants au bâtiment le 31 janvier 2013.

Les tuyaux, qui devaient contenir de l'air et non de l'eau, ont cédé en raison du gel et du dégel. La réparation des dommages, évalués à 353 000 $, a été payée par l'assureur, mais le Collège a été forcé de remplacer son système de gicleurs au coût de 346 681 $.

Le Collège allègue que « tous les dommages subis sont le résultat d'une installation, d'un entretien et d'une inspection fautifs et/ou négligents, ayant permis à l'eau de s'infiltrer et de s'accumuler dans les tuyaux, causant leur corrosion prématurée et leur rupture ».

Il réclame donc la somme de 356 000 $ à l'entrepreneur qui avait décroché le contrat de départ, Paul A. Bisson, au concepteur et installateur des gicleurs, Gicleurs de la Mauricie, de même qu'à l'entreprise qui était responsable de l'entretien au moment du bris, Protection incendie Paquin.

Cette somme correspond au coût du nouveau système de gicleurs et à la franchise de 10 000 $ pour les dommages au laboratoire.

Réaction en chaîne

La première poursuite intentée par le Collège Shawinigan a entraîné une cascade de poursuites et de requêtes subséquentes qui ont fait doubler le montant réclamé au départ, à près de 700 000 $.

Protection incendie Paquin, qui nie être responsable de la faute parce qu'elle s'est occupée de l'entretien seulement en 2012-2013, a intenté une poursuite contre Gicleurs de la Mauricie.

Cette dernière réplique que son système a été « entièrement approuvé » au moment de la livraison en 2004 et se tourne vers un autre joueur, Tuyauterie et gicleurs Trois-Rivières, à qui elle demande de payer les 689 759 $ qui lui sont réclamés par le Collège Shawinigan et Protection incendie Paquin.

Tuyauterie et gicleurs Trois-Rivières était responsable de l'entretien du système de gicleurs de 2005 à 2012. Elle serait donc responsable, selon Gicleurs de la Mauricie, de la corrosion prématurée des tuyaux parce qu'elle les aurait mal drainés.

Ce sera donc au tribunal de déterminer qui est responsable des dommages, mais aucune date n'a encore été fixée pour le procès.

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