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Une première Nuit des sans-abri à La Tuque pour exposer « une réalité cachée »

La Nuit des sans-abri, qui a lieu chaque année dans différentes villes du Québec, en comptera une de plus cette année. Des travailleurs de rue de La Tuque ont décidé de mettre sur pied le premier événement du genre dans le but de mieux faire connaître la réalité de l'itinérance.

Un texte de Marie-Ève Trudel

« C'est une problématique relativement peu connue de la population de La Tuque », dit Bruno Laflamme, travailleur de rue de La Tuque qui explique que la réalité n'a rien à voir avec celle de Montréal.

Les sans-abri à La Tuque

Les itinérants en Haute-Mauricie, « ce sont des gens comme vous et moi, dit le travailleur de rue originaire de Saint-Hyacinthe. Même qu'on pourrait prendre le terme squatter », illustre-t-il pour montrer à quel point les sans-abri passent inaperçus.

Difficile de dresser un portrait type de l'itinérance à La Tuque, explique Bruno Laflamme, qui estime que la moitié d'entre eux sont allochtones et l'autre moitié sont autochtones. « C'est vraiment partagé ».

D'ailleurs, la présence du Chef de la Nation Atikamekw, Constant Awashish, à titre de porte-parole de l'activité n'est pas étrangère à cette réalité.

La Tuque reçoit également beaucoup de « voyageurs saisonniers », fait remarquer Bruno Laflamme. Ces itinérants s'installent à La Tuque du printemps jusqu'à l'automne, avant de se rediriger vers les grandes villes pour y passer l'hiver.

Suffisantes, les ressources?

Contrairement à plusieurs grandes villes, il n'y a pas de centre d'hébergement d'urgence à La Tuque.

« On a jamais assez de ressources, dit Bruno Laflamme. Petit milieu implique aussi moins de ressources, moins de subventions », ajoute-t-il.

Toutes les ressources existantes seront rassemblées lors de la Nuit des sans-abri. 

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