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Une séance du conseil houleuse sur la question du stationnement Badeaux

Le ton a monté lors de la séance du conseil de ville de Trois-Rivières, alors que les conseillers étaient divisés sur la question de la vente du stationnement Badeaux. Ils ont finalement rejeté la motion à 9 contre 6.

Un texte de Catherine Bouchard

Le maire Yves Lévesque s’est emporté sur la question, martelant à de nombreuses reprises qu’il n’est pas la responsabilité d’une Ville de gérer un stationnement privé. « À Trois-Rivières, on a trop de bâtiments. On a 200 bâtiments de plus que les autres villes. On a de la misère à subvenir à l'entretien de nos bâtiments existants », a indiqué le maire.

Selon la Ville, 2,7 millions d'investissements seraient nécessaires pour mettre à niveau le stationnement Badeaux. Le directeur du génie à la Ville de Trois-Rivières, Patrice Gingras, estime que des travaux de drainage, de béton, l'installation d’une membrane d’étanchéité et des travaux d’éclairage, sont notamment à faire.

Toujours selon le maire, le stationnement n'aurait un potentiel de profits que de 100 000 $ par année.

Certains conseillers ont mentionné avoir manquer de temps pour prendre une décision éclairée. D'autres voyaient une opportunité de profits avec le stationnement étagé.

Ce débat survient alors que la Société immobilière G3R, gestionnaire du Centre d'événements et de congrès interactifs (CECi) aurait fait une offre de 1,9 millions pour acheter le stationnement Badeaux. D'ailleurs, une passerelle enjambant la rue Saint-George reliera sous peu le CECi au stationnemment Badeaux. Des frais de 865 $ annuellement sont exigés pour cette occupation du domaine public.

« Je veux voir s'il n'y a pas d’autres avenues, peut-être de créer partenariat avec le Delta. J'ai beaucoup de citoyens et de commerçants qui m'ont interpellé par rapport à cela. Il y a clairement un besoin de stationnement au centre-ville que ce soit les citoyens ou les travailleurs qui attendent des mois avant d’avoir une vignette pour se stationner », a indiqué la conseillère du district de la Madeleine, Sabrina Roy.

Son collègue, Dany Carpentier, abondait dans le même sens. « Il faut prendre le temps de prendre la bonne décision . »

La conseillère du district des Carrefours, Valérie Renaud-Martin, elle a plutôt voté en faveur, pour des raisons similaires à celles du maire. « La réfection d'un stationnement étagé n'est pas prioritaire pour nos citoyens », a-t-elle mentionné lors de la séance du conseil.

Face au refus du conseil, le maire a indiqué qu'il vaudrait mieux laisser la gestion au secteur privé.

« Quand le privé est capable de faire le travail, laisser le privé faire le travail. Qu'est-ce qu'on a fait avec le centre des congrès? [...].Si le privé est capable, t'es mieux de le subventionner et de les laisser-le gérer. On n'est pas bon là-dedans », a soutenu le maire.

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