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Une trentaine de personnes traitées contre leur gré en Mauricie et au Centre-du-Québec depuis février

Une trentaine de personnes ont été soignées contre leur gré par le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ) depuis le 1er février 2016.

En 6 mois, le CIUSSS a présenté 34 demandes à la cour pour prendre en charge des patients sans leur accord et seules trois de ces requêtes ont été refusées.

Dans la majorité des cas, il s'agit de demandes faites pour des patients avec des problèmes psychiatriques.

La chef du département régional de psychiatrie du CIUSSS MCQ, Marie-Claude Parent, croit que pour le bien de certains patients, son organisation pourrait présenter davantage de requêtes pour soigner des gens sans leur consentement.

Elle dit, par exemple, que d'aider des patients schizophrènes à ne plus entendre de voix dans leur tête, des voix qui les empêchent de bien fonctionner, c'est leur rendre service.

Les médecins n'ont pas le droit de traiter des patients contre leur gré, sauf s'il s'agit de cas extrêmes liés à l'hygiène corporelle ou à des soins d'urgence.

Plus récent cas

Dans une décision datant du 29 juillet 2016, la Cour supérieure du Québec autorise le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ) à héberger un patient contre son gré.

L'objectif était de pouvoir traiter cette personne atteinte de schizophrénie en lui administrant des médicaments.

Le juge Marc St-Pierre a donné le droit à l'organisation de l'héberger de force dans un de ses établissements ou dans une ressource adaptée à ses besoins spécifiques.

Le juge explique dans son jugement que le patient « accepte avec difficulté ou pas du tout la prise de sa médication, n'étant apparemment pas conscient de sa maladie, une schizophrénie paranoïde, combinée à une déficience intellectuelle ».

Outre l'hébergement et l'administration de médicaments, le CIUSSS devra assurer un psychosocial régulier, « y compris la prise de mesures nécessaires à la sécurité de son logement », peut-on lire dans le jugement.

L'homme est hospitalisé dans une unité psychiatrique depuis qu'il a été expulsé de son logement qui était insalubre.

Avec des informations de Sarah Désilets-Rousseau

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