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Vague de chaleur : le défi pour les chasseurs de préserver leur viande

La vague de chaleur qui sévit un peu partout au Québec complique la vie des chasseurs en Mauricie, particulièrement pour ceux qui chassent l'original. Ils doivent prendre des précautions additionnelles pour ne pas perdre leur viande.

Alain Harvey, de Shawinigan, a abattu un jeune mâle samedi matin. Il a dû prendre des mesures hors du commun pour préserver sa viande de la chaleur. « On a des amis qui ont une glacière et qui ont accepté qu'on y mette la carcasse », raconte-t-il.

M. Harvey et ses compagnons de chasse se sont dépêchés d'aller chez le boucher. Ils ont ensuite chargé la bête découpée en quartiers dans le véhicule et fait la route jusqu'à Shawinigan avec « l'air climatisé à fond ».

D'autres chasseurs ont eu moins de chance.

Perdre sa viande

Le propriétaire du commerce Pro-Nature à La Tuque, Jean-Guy Gauvin, a croisé des chasseurs qui ont perdu toute leur viande en raison de la chaleur trop intense.

M. Gauvin fait l'enregistrement des bêtes et affirme que certains « sortent trop tard [du bois], ils ont trop attendu avant de s'en venir ici, à La Tuque ».

« Si ça chauffe trop, la viande peut tourner et devenir dangereuse pour la consommation », avertit Henrick Moisan, un boucher qui se spécialise dans la découpe et la conservation de la viande sauvage.

Il ne comprend pas pourquoi les gens prennent autant de risques avec leur trophée de chasse.

Selon lui, plus vite la viande est mise au frais dans des conditions optimales, plus elle sera bonne au goût et les chasseurs pourront surtout la manger en toute sécurité.

Avec les informations de Pierre Marceau

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