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Valérie Poulin-Collins, qui a enlevé la petite Victoria, sera libérée sous conditions

Valérie Poulin-Collins, qui a enlevé la petite Victoria au centre hospitalier de Trois-Rivières en mai 2014, obtiendra sa libération conditionnelle mardi prochain. Selon son avocate, la Commission des libérations conditionnelles est arrivée à la conclusion qu'elle représentait un « risque assumable pour la société ».

Valérie Poulin-Collins aura passé 15 mois derrière les barreaux, incluant les 7 mois de détention provisoire.

Elle avait écopé, en octobre 2014, d'une peine de prison de deux ans moins un jour ainsi que d'une probation maximale de trois ans pour avoir enlevé le bébé. Elle avait plaidé coupable à tous les chefs d'accusation qui pesaient contre elle. 

Une thérapie intensive

À sa sortie de prison, elle se rendra directement dans un centre de thérapie de Trois-Rivières. Elle sera traitée pour ses problèmes de consommation de médicaments. Une neuropsychologue et un psychiatre feront aussi partie de son équipe traitante.

L'avocate de Valérie Poulin-Collins a spécifié que la thérapie sera intensive. « Madame n'aura pas le droit de sorties. Seulement après 3 mois, elle pourra avoir des sorties, mais avec l'autorisation du centre de thérapie, mais également avec l'autorisation de la Commission », a dit Me Karine Bussière.

Il a par ailleurs été difficile de trouver un centre de thérapie qui acceptait d'accueillir Valérie Poulin-Collins, en raison de la forte médiatisation de son dossier.

Selon son avocate, elle est contente que sa libération conditionnelle ait été accordée et se dit prête à recevoir de l'aide.

L'enlèvement du nouveau-né dans la chambre de sa mère au centre hospitalier par une femme déguisée en infirmière avait suscité l'émoi et la stupéfaction au Québec. Bébé Victoria avait été retrouvée trois heures après son enlèvement par un groupe de jeunes femmes qui s'étaient lancées à sa recherche à la suite de la diffusion d'une alerte Amber dans les médias et les réseaux sociaux.

Le centre hospitalier de Trois-Rivières s'est doté de bracelets électroniques pour les nouveaux-nés à la suite de cet enlèvement.

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