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Vendredi fou : un organisme appelle à ne pas consommer

Bien ancrée dans les mœurs des consommateurs aux États-Unis, la tradition du Vendredi fou (Black Friday) gagne en popularité au Canada depuis quelques années. Ce vendredi, toutefois, un organisme de la Mauricie appelle les résidents de la région à aller à contre-courant en participant plutôt à la Journée sans achat.

Un texte d'Alexandre Duval

La Journée sans achat est soulignée dans plusieurs pays depuis une trentaine d'années afin de sensibiliser la population aux effets de la surconsommation.

« On ne considère pas que c'est un mauvais choix de proposer la Journée sans achat en même temps que le [Vendredi fou] parce que ça ouvre les yeux des gens sur d'autres réalités », dit Aubert Forest, conseiller au Centre d'intervention budgétaire et sociale de la Mauricie (CIBES).

« On essaie de rapprocher la consommation des valeurs plus humaines », ajoute-t-il. Le CIBES cite les propos d'un chimiste selon lequel les pays occidentaux sont responsables de 80 % de la consommation à l'échelle planétaire.

Si des économies peuvent être réalisées lors du Vendredi fou, Aubert Forest appelle néanmoins les citoyens à être vigilants. Selon lui, le Vendredi fou est aussi une opération de marketing.

Le CIBES veut aussi sensibiliser les gens aux problèmes liés à la consommation à crédit. Aubert Forest appelle les citoyens qui participeront au Vendredi fou à s'assurer d'avoir suffisamment de fonds pour magasiner, surtout s'ils comptent se procurer des biens qui ne sont pas essentiels.

En 2016, le CIBES compte effectuer des activités de sensibilisation dans les entreprises, organismes et syndicats de la Mauricie afin que davantage de gens optent pour la Journée sans achat plutôt que pour le Vendredi fou.

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