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Vérificatrice générale de Trois-Rivières : un dossier transféré à l'UPAC

La vérificatrice générale de la Ville de Trois-Rivières a transféré trois dossiers à des autorités policières, dont un à l'Unité permanente anticorruption (UPAC). Ce dossier concerne la construction de l'Amphithéâtre Cogeco, inauguré plus tôt cet été.

Ces trois dossiers ont été transférés par la vérificatrice générale, Andrée Cossette, sur une période allant du début  de l'année 2014 au mois de septembre 2015.

Ce n'est pas la première fois que la vérificatrice générale transfère un dossier directement à l'UPAC. En 2013, un employé mis en cause dans un tel dossier avait été limogé.

Le maire Yves Lévesque réagit brièvement

Mercredi après-midi, le maire de Trois-Rivières a réagi brièvement à la publication du rapport. Par voie de texto, il a fait savoir que son administration avait pris acte des recommandations de la vérificatrice.

Il a ajouté qu'il appliquerait « les points les plus importants » du rapport, principalement ceux qui sont susceptibles de permettre à la Ville de réaliser des économies.

À 16 heures, mercredi, le maire n'avait toujours pas voulu réagi à la caméra. 

La gestion de l'Amphithéâtre Cogeco critiquée

La vérificatrice de la Ville de Trois-Rivières critique aussi dans son rapport la gestion de la Corporation des événements, qui s'occupe notamment de l'Amphithéâtre Cogeco. Selon Andrée Cossette, plusieurs éléments des ententes à long terme conclues par la corporation sont imprécis et l'exposent à des risques qui peuvent être importants.

La vérificatrice indique aussi que les conséquences financières de ces ententes ne sont pas toujours définies, ou n'ont encore pas fait l'objet de résolutions au conseil d'administration.

Le code d'éthique d'IDÉ Trois-Rivières montré du doigt

La vérificatrice Andrée Cossette a commenté son rapport annuel devant les médias au lendemain de son adoption par le conseil municipal. Son rapport s'en prend notamment aux règles d'éthique et de déontologie qui encadrent les employés d'Innovation et développement économique Trois-Rivières (IDÉ Trois-Rivières).

Elle indique que l'organisme a consenti, entre 2008 et 2014, plus de 420 000 $ en prêts ou subventions à des entreprises directement liées à des administrateurs ou à des officiers d'IDE Trois-Rivières. Il s'agit, selon elle, d'une pratique qui peut mettre en cause l'impartialité de ces administrateurs ou de ces officiers.

La vérificatrice générale estime que les critères qui déterminent si un employé d'IDE Trois-Rivières est en conflit d'intérêts sont beaucoup moins sévères que ceux d'organismes comparables. Elle recommande donc à l'organisme de revoir l'ensemble de ses règles d'éthique et de déontologie.

IDÉ Trois-Rivières affirme être déjà en train de travailler à remettre ses règles d'éthique au goût du jour avec l'aide de l'Institut sur la gouvernance d'organisations privées et publiques.

Des grands projets moins rentables que prévu

Les revenus de taxation tirés des grands projets comme Trois-Rivières sur Saint-Laurent ou le District 55 ont été largement inférieurs en 2014 à ceux prévus. Andrée Cossette croit qu'il « importe de réviser les études de rentabilité afin de les adapter aux conditions actuelles » et de mieux estimer la rentabilité de ces investissements majeurs.

La vérificatrice souligne aussi que les coûts de réalisation de certains de ces projets ont considérablement augmenté l'année dernière.

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