Retour

Victime d'intimidation et de violence, il renonce à son voyage de fin d'année

Un élève de sixième année de Shawinigan refuse de participer à son voyage de fin d'année scolaire à Toronto, car il craint pour sa sécurité.

Il aurait été agressé dans un parc par des camarades de classe. L'incident fait l’objet d’une plainte pour voies de fait à la Sûreté du Québec.

« Ils sont partis à courir avec des branches. Ils ont essayé de lui rentrer dans le rectum », raconte la mère de l'enfant de 12 ans, qui désire garder l'anonymat, par peur que la situation ne se détériore encore davantage pour son garçon.

La mère de famille dénonce l'intimidation dont son fils serait victime. « Il faut que ça finisse, il faut que ça arrête, que mon fils se sente en sécurité. »

La Commission scolaire de l'Énergie est au courant du dossier. « Vous comprenez qu'une école, comme une commission scolaire, ne peut pas gérer les parcs les fins de semaine, ni le soir. C'est hors de notre responsabilité », plaide le directeur général de la Commission scolaire, Denis Lemaire.

Reste que pour l'élève, qui dit subir de l'intimidation depuis deux ans, c'est la goutte qui a fait déborder le vase.

« Les petits garçons en question ont le droit d'aller à leur voyage de fin d'année, mais le mien n'y va pas parce qu'il a trop peur », dénonce sa mère. Le jeune craint qu'un incident survienne et qu'il n'ait aucune ressource vers laquelle se tourner.

La Commission scolaire a offert qu'un intervenant accompagne l'enfant pour la sortie de classe. La famille a décliné cette proposition, craignant que cette mesure spéciale puisse aggraver la situation.

« Si l'enfant est toujours accompagné d'un adulte pour évoluer dans ses activités, les autres vont penser qu'il n'est pas capable d'évoluer seul ou de socialiser avec les autres et qu'il a toujours besoin de l'assistance d'un adulte. Ce n'est pas le message qu'on veut envoyer », indique Jasmin Roy, qui lutte contre l'intimidation dans les écoles.

La mère de famille est aussi, de façon générale, découragée par le manque d'intervention et de collaboration des ressources.

« Ça fait trois écoles où il va qu'il vit de l'intimidation. Ça fait deux ans qu'il est à la même école. Ça n'arrête pas. J'ai beau en parler au professeur, au directeur, à la Commission scolaire. Rien ne bouge », dénonce-t-elle.

D'après des informations de Marie-Ève Trudel

Plus d'articles

Vidéo du jour


Les glucides mettent-ils notre santé en jeu?





Rabais de la semaine