Le Trifluvien Simon Kean a réussi sa rentrée dans le monde de la boxe professionnelle, vendredi soir, à la Bâtisse industrielle de Trois-Rivières. Il a projeté trois fois au tapis son adversaire au premier round, l'emportant par KO technique.

Un texte de Pierre-André Cloutier

Devant une salle pleine et conquise, Simon Kean a été dominant face au Hongrois Balazs Bodo. Les quelque 1000 spectateurs présents ont d'ailleurs fait part de leur mécontentement au Hongrois.

« Mon adversaire ne voulait pas trop se battre, je suis un peu déçu », a lancé Simon Kean sur le ring à ses partisans, qui abondaient dans le même sens.

Avant le combat de vendredi soir, Balazs Bodo avait une fiche de 1-0 chez les professionnels. Le Hongrois n'était toutefois pas de taille face au colosse de Trois-Rivières. Bodo mesure 1 mètre 88 et pèse 213 livres, alors que Kean mesure 1 mètre 98 et pèse 257 livres.

Simon Kean remontra dans le ring le 4 décembre au Métropolis à Montréal.

François Pratte

Un autre Trifluvien faisait ses débuts professionnels en sous-carte. Chez les super-plumes, François Pratte affrontait le Shawiniganais, Michaël Gargouri.

Le combat aura été le plus excitant de la soirée. Après quatre rounds, les juges ont déclaré Pratte vainqueur à l'unanimité. Seule ombre au tableau, Pratte a perdu un point alors qu'il a glissé et que l'arbitre lui a décerné un compte.

Après le combat, le vainqueur portait les traces d'un combat âprement disputé. « Mon coach m'a dit de jabber, bouger, penser à tous ses coups, contre-attaquer. C'est pas mal ça que j'ai fait tout le long. À la fin, mes deux pieds étaient sur la même ligne, j'ai glissé et l'arbitre a décidé d'y aller d'un compte. L'important, c'est que j'ai gagné », a-t-il conclu.

Pour sa part, Gargouri était très fier de sa performance malgré la défaite. Il était d'ailleurs très émotif lorsqu'il s'est adressé aux médias.

Un succès, selon les organisateurs

Sept combats ont été présentés au cours de la soirée, dont huit impliquaient des Québécois.

La Bâtisse industrielle était pleine, selon le président d'Eye Of The Tiger Management, Camille Estephan, qui organisait la soirée.

Celui-ci croit d'ailleurs que la boxe professionnelle reviendra encore à Trois-Rivières. « La réponse des fans a été très positive. On a dû refuser des gens à la porte. Il n'y avait plus de siège. On ne pouvait pas espérer mieux », s'est-il réjoui.

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