Impossible de les manquer si vous circulez à Victoriaville. Les utilisateurs de quadriporteurs sont sur la piste cyclable, dans la rue et sur les trottoirs. Un Victoriavillois sur 45 se déplacerait en quadriporteur, selon un détaillant.

Un texte de Maude Montembeault

« Je crois, sans trop me tromper, qu'il doit y avoir entre 800 et 1000 utilisateurs de quadriporteurs à Victoriaville », avance Martin Talbot, détaillant de quadriporteurs.

Victoriaville compte une population de 45 000 habitants. À la Ville de Victoriaville, on convient qu'ils sont nombreux, sans toutefois avancer de chiffres puisque ce type de véhicule n'est pas immatriculé.

Ce moyen de transport est devenu à la mode chez les personnes du troisième âge, non seulement celles à mobilité réduite, mais aussi les aînés plus en forme ou ceux ayant perdu leur permis de conduire.


« Je suis en forme, c'est qu'en vieillissant, on ne peut pas marcher des heures de temps. Assis, c'est ce qu'on fait. On en fait jamais moins qu'une heure de tour de ville, on arrête à la fromagerie. C'est comme un grand loisir », dit Pierrette Jobin âgée de 84 ans. 

Attribution de quadriporteurs à la baisse

Le nombre de quadriporteurs attribué par le ministère de la Santé est en baisse.

Selon l'Office des personnes handicapées du Québec, cette baisse ne doit pas être interprétée comme une diminution des utilisateurs de ces aides. Elle est plutôt attribuable à la réduction des budgets que le ministère peut consacrer au programme.

Le ministère de la Santé attribue des quadriporteurs aux personnes répondant à une liste de critères.

Dépannage 24/7

Au même titre que les remorqueurs pour les voitures, les boutiques vendant des quadriporteurs offrent un service de dépannage 24 heures par jour, 7 jours sur 7.

Il est difficile d'évaluer l'autonomie des batteries puisqu'elle peut varier en fonction de la vitesse, de la surface et des côtes à monter. C'est pourquoi certains utilisateurs tombent parfois en panne. La Sûreté du Québec ou des remorqueurs ne sont pas nécessairement équipés pour les dépanner.

Les propriétaires des véhicules en sont fiers au point de les garer dans un stationnement intérieur, de les laver et de les équiper de plusieurs accessoires.

« Le pare-brise c'est très bien parce que s'il vente fort, ça coupe le vent. J'ai le top pour le soleil et je me suis fait poser un panier », dit Marcel Faucher, 94 ans.

Peu de plaintes

La cohabitation avec les voitures, les vélos et les piétons est un défi, confirme la responsable de l'accessibilité universelle à la Ville de Victoriaville, Nathalie Roussel. Elle n'a reçu que quelques plaintes dans les dernières années, souvent reliées à la vitesse. « Sur les trottoirs, un quadriporteur devrait rouler de façon sécuritaire de la vitesse du pas », soutient-elle ajoutant que cela n'est pas toujours respecté.

« Ça peut arriver, sur la piste cyclable, que des utilisateurs de quadriporteurs [...] vont rouler deux de large donc ça peut causer certains embouteillages », remarque Nathalie Roussel. La Ville exhorte les utilisateurs à « rouler en file un en arrière de l'autre ».

Depuis l'entrée en vigueur du nouveau Code de la sécurité routière, imposant de nouvelles règles aux quadriporteurs, la Sûreté du Québec soutient n'avoir donné aucun constat d'infraction.

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