Des marches pour la science sont organisées samedi, Jour de la Terre, dans quelque 500 villes du monde pour défendre la recherche et ses budgets.

Cet appel international est un geste de solidarité envers les scientifiques américains, qui se « trouvent actuellement sous-financés, censurés et victimes d’un gouvernement aux politiques hostiles », ont déclaré les organisateurs de la marche à Montréal.

Les organisateurs font valoir que les défis majeurs comme les dérèglements climatiques nécessitent des collaborations à l’échelle mondiale. « Or, les coupures que subit la science américaine ont des répercussions tout autour du globe », soulignent-ils.

« La marche pour la science est aussi un appel à la vigilance afin de protéger notre communauté scientifique de la censure, des coupures, de l’ingérence gouvernementale ou corporative, et des atteintes portées aux droits humains de nos membres en raison de leur nation, couleur de peau, identité de genre, orientation sexuelle, religion ou positions politiques », ajoute l'équipe de la marche pour la science de Montréal.

Au Canada, outre Montréal, une vingtaine de villes tiendront une marche, dont Saint-Jean (Terre-Neuve-et-Labrador), Halifax, Ottawa, Toronto, Winnipeg, Edmonton et Vancouver.

À Montréal, plus de 500 personnes se sont inscrites à la marche, qui débutera à midi à la place Émilie-Gamelin pour se terminer à la place du Canada, dans l’ouest de la ville. Le journaliste et communicateur scientifique Michel Rochon animera l’après-midi. Au nombre de ses invités, on compte l’astrophysicien Robert Lamontagne, de l’Université de Montréal, et l’anthropologue Homa Hoodfar, de l’Université Concordia.

À Ottawa, les scientifiques et les défenseurs de la science se mobiliseront à 11 h sur la colline du Parlement.

Une carte interactive sur le site de March for Science permet de localiser l'ensemble des villes où auront lieu des marches.

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