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5000 chauffeurs de taxi demandent une association professionnelle

À la veille d'une refonte de la loi, le Regroupement des travailleurs autonomes métallos vient de déposer une liste de recommandations visant la modernisation de l'industrie du taxi. Au premier chef se retrouve la création d'une association professionnelle.

Un texte d'Olivier Arbour-Masse

Pour conduire un taxi, chaque chauffeur devrait obligatoirement faire partie d'une association professionnelle, respecter un code de conduite et se soumettre à un examen pratique pour mesurer sa maîtrise du français et de l'anglais ainsi que la qualité de sa conduite.

« Ce que nous proposons, c'est carrément une révolution dans l'industrie du taxi et c'est une refonte complète de la loi », explique le porte-parole du Regroupement des travailleurs autonomes métallos, Benoît Jugand, qui représente près de 5000 chauffeurs de taxi au Québec. 

Ce désir de modernisation n'est pas étranger à l'arrivée d'Uber au Québec. « Le type de transport offert par UBER X, c'est du transport illégal », rappelle-t-il. 

N'empêche, certaines des recommandations répondent directement aux avancées proposées par Uber. 

C'est le cas de la création d'une application mobile unique de répartition des taxis, application avec laquelle les clients pourront évaluer leur chauffeur et son véhicule.

Uber toujours dans la mire

Les chauffeurs démontrent leur volonté de changement. En échange, ils implorent le gouvernement d'appliquer la loi à Uber. 

« Qu'est-ce qui arriverait si demain matin, on prenait le plus gros employeur au Québec et on disait : "on change les règles, n'importe qui peut venir travailler et on coupe les conditions de travail"? Je suis certain qu'il y aurait plusieurs manifestations », poursuit Benoît Jugand. 

Le ministre des Transports. Robert Poëti, a réuni au début du mois de juillet les acteurs de l'industrie du taxi. Il se réjouit du dépôt des mémoires des différents groupes d'intérêt et leur donne rendez-vous cet automne après avoir évalué leurs propositions.

M. Poëti note également le début de transformation de l'industrie, qui n'a pas attendu de changement législatif pour agir.

Il y a d'abord eu l'annonce d'Aéroports de Montréal, qui imposera le 15 novembre un code vestimentaire aux chauffeurs qui desservent le site, puis celle de la Ville de Montréal, qui oblige tous les chauffeurs de taxi à offrir le paiement électronique à partir du 15 octobre. 

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