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6 accusations contre le présumé auteur de deux vols violents dans l'est de Montréal

Jacques Bolduc, 56 ans, un homme au lourd passé criminel, a comparu jeudi, au palais de justice de Montréal, et a été accusé en lien avec deux vols violents commis dans l'est de la métropole. Il avait été arrêté mercredi à Saint-Donat, dans Lanaudière, après une chasse à l'homme qui a duré deux semaines.

Il fait face à six chefs d'accusation, dont deux de tentatives de meurtre, deux de vols qualifiés et deux d'avoir déchargé une arme sans se soucier de la vie ou de la sécurité d'autrui, en lien avec les événements survenus les 6 et 7 février dernier.

Sa comparution, qui s'est déroulée par visioconférence, n'a duré que quelques minutes. Bolduc demeure détenu en attendant la suite des procédures.

La Couronne, qui s'est opposée à sa remise en liberté, évoque déjà la possibilité qu'il soit déclaré délinquant dangereux, s'il devait être reconnu coupable des six accusations auxquelles il fait face.

Bolduc a écopé de sa première peine, de 16 ans de prison, en 1979 et a, au cours des années suivantes, multiplié les infractions au Code criminel, que ce soit pour tentatives de meurtre, vols qualifiés, possession de stupéfiants, séquestration, intrusion ou évasion.

Il avait été libéré du pénitencier en septembre 2014, après avoir purgé sa peine au complet, un fait rare qui s'explique par les bris de conditions dont il s'était rendu coupable à plusieurs reprises.

Dans un rapport d'examen de la Commission des libérations conditionnelles, en février 2014, il était décrit comme un risque pour la société. On énumérait plusieurs traits de caractère le définissant, comme l'impulsivité, la rigidité, des valeurs délinquantes et une personnalité antisociale.

Le 6 février, vers 22 h 45, il aurait tiré un projectile d'arme à feu dans le thorax d'un homme qui venait de refuser de lui remettre ses clés de voiture et son téléphone cellulaire devant un dépanneur du quartier Hochelaga-Maisonneuve.

La victime était encore hospitalisée cette semaine, mais sa vie n'est plus en danger.

Le lendemain, vers 12 h 30, le suspect se serait présenté dans un dépanneur de la Place Frontenac, se serait dirigé vers la caissière et lui aurait demandé le contenu de la caisse sous la menace d'une arme de poing. La caissière lui aurait lancé de la monnaie, mais le suspect aurait fait feu, l'atteignant au visage avant de quitter les lieux en utilisant le métro à partir de la station Frontenac.

La victime a subi une blessure légère et un choc nerveux.

Avec des informations de Geneviève Garon

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