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Accès limités pour trois autres employés de l'aéroport Montréal-Trudeau

Le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, confirme qu'après vérification, trois autres employés de l'aéroport Montréal-Trudeau se sont vu retirer l'accès à la zone sécurisée, le temps de poursuivre une enquête.

« J'ai demandé à mon ministère d'examiner les protocoles et les facteurs de risque qui existent à l'aéroport Trudeau et trois personnes ont vu leur cote de sécurité retirée temporairement », a indiqué le ministre, ajoutant que les vérifications de ce genre étaient ponctuelles dans tous les aéroports du pays.

Marc Garneau n'a cependant pas précisé qui sont les employés touchés par cette mesure ni les raisons pour lesquelles leur cote de sécurité demeurera abaissée pour la durée de l'enquête.

« Je ne peux pas vous donner de raisons précises pour des raisons évidentes, mais je peux vous confirmer qu'on le fait de temps en temps », a-t-il ajouté.

Un autre salarié de l'établissement aéroportuaire a fait l'objet d'une pareille interdiction, après que l'émission J.E. eut révélé qu'il présentait des signes de radicalisation. Celui-ci aurait consulté régulièrement des sites soulignant la montée en puissance du groupe armé État islamique et se serait documenté au sujet des armes d’assaut de calibre militaire.

Les quatre employés travaillent cependant toujours à l'aéroport Montréal-Trudeau.

Deltell accuse Garneau de « nonchalance »

Le député conservateur Gérard Deltell estime que le ministre Garneau a fait preuve de nonchalance dans ce dossier. « La seule chose que le ministre avait à faire, c'est taper du pied, mettre le poing sur la table et dire : "halte, il faut redresser la situation", a-t-il affirmé.

Selon lui, le ministre Garneau doit rétablir la confiance du public à l'égard de la sécurité à l'aéroport.

Aéroports de Montréal (ADM) assure toutefois que la sécurité des lieux n’est pas menacée. Tous les employés, comme les voyageurs, sont systématiquement fouillés avant d’entrer en zone réglementée.

Par ailleurs, des équipes de l’Agence des services frontaliers du Canada, de la Gendarmerie royale du Canada et des services d’immigration américains, en plus d'une unité spécialisée en sécurité ainsi que des agents du Service de police de la Ville de Montréal sont toujours sur place.

La cote de sécurité des 16 000 employés de l'établissement ayant accès à la zone sécurisée est revue toutes les 24 heures, selon le ministre Marc Garneau, à la lumière des informations contenues dans une base de données policière. Cette procédure est en place depuis longtemps, a-t-il ajouté.

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