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Accrochage entre G1Tour et la Société du parc Jean-Drapeau

Il n'y aura plus de voitures de luxe de G1Tour sur le circuit Gilles-Villeneuve. Radio-Canada a appris que la Société du parc Jean-Drapeau ne renouvellera pas le contrat de l'entreprise de divertissement automobile pour l'année prochaine.

Un texte de Louis-Philippe Ouimet

Depuis deux ans, l'entreprise G1Tour offre aux amateurs la possibilité de piloter des bolides de luxe comme des Lamborghini, Ferrari et Audi sur le circuit Gilles-Villeneuve. Il en coûte des centaines de dollars pour rouler à haute vitesse en circuit fermé.

Mais l'entreprise n'est plus la bienvenue sur le site: « La Société a décidé de ne pas signer une nouvelle entente avec G1Tour en 2016 », explique le directeur des communications de la Société du parc Jean-Drapeau.

Le parc Jean-Drapeau discret

La Société du parc Jean-Drapeau est peu loquace sur le conflit qui l'oppose à G1Tour. « La principale raison est qu'actuellement, certaines clauses du contrat n'ont pas été respectées. [...] Il y a certains défauts de paiements », ajoute le directeur.

G1Tour réplique

Joint au téléphone, le propriétaire de G1Tour, Tony Frenette est stupéfait. Il apprend par la SRC que le contrat de sa compagnie n'est pas renouvelé et il affirme que c'est la Société du parc Jean-Drapeau qui lui doit de l'argent.

« Vous m'apprenez de quoi que je ne sais même pas. On n'a même pas reçu de mise en demeure. On tente depuis deux semaines d'avoir une rencontre avec M. Cartier, la personne qui s'occupe de notre dossier, pour discuter de ce qu'on va faire avec les journées qu'on n'a pas faites et le montant d'argent. Vous, vous êtes un journaliste et vous nous apprenez quelque chose de nouveau. C'est grave là! » , s'exclame Tony Frenette.

G1Tour et l'Office de la protection du consommateur

G1Tour fait affaire avec cinq autres circuits automobiles au Québec. L'entreprise est connue à l'Office de la protection du consommateur (OPC), qui a déposé 28 chefs d'accusation contre elle, notamment pour représentations fausses ou trompeuses et pour avoir exigé un prix supérieur au prix annoncé.

Ces accusations sont rejetées en bloc par G1Tour qui poursuit l'OPC en diffamation pour 75 000 $. La Société du parc Jean-Drapeau affirme qu'elle n'était pas au courant de ces démêlés avant de faire affaire avec l'entreprise.

G1Tour espère rencontrer prochainement la Société du parc Jean-Drapeau pour régler leur différend.

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