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Accurso a entendu parler d'un système de ristournes à Laval, mais nie y avoir participé

Tony Accurso nie son implication dans un stratagème de collusion dans l'octroi des contrats de construction à la Ville de Laval, mais il admet qu'à deux reprises, il a entendu parler de l'existence d'un possible système de ristournes.

L'homme d'affaires était à la barre des témoins, jeudi, pour présenter sa version des faits au jury, dans le cadre de son procès pour fraude et corruption au palais de justice de Laval.

Tony Accurso fait face à cinq chefs d’accusation : fraude de plus de 5000 $, abus de confiance, corruption, complot afin de commettre des actes de corruption et complot afin de commettre des fraudes.

Lorsque l’avocat de la défense lui a demandé s’il avait déjà participé à un système de ristournes à Laval, Tony Accurso a répondu « non » sans hésiter.

L’accusé a dit que Claude Asselin, son ami de longue date et ex-directeur général de la Ville de Laval, lui avait demandé en 1997 et plus tard au début des années 2000, s’il avait entendu parler de l’existence d’un possible système de ristournes. Il avait répondu par la négative.

M. Accurso a aussi dit qu’il a demandé aux anciens présidents de ses entreprises Simard-Beaudry et Louisbourg Constructions, Frank Minicucci et Giuseppe Molluso, s’ils avaient entendu parler d’un système de ristournes, et la réponse a été « non ».

Tony Accurso a expliqué au jury que s’il se « faisait prendre » dans un tel système, il « n’avait plus d’avenir ». Il aurait perdu ses appuis politiques, financiers et syndicaux.

Durant son témoignage jeudi, M. Accurso a aussi nié formellement avoir remis 300 000 $ à son bras droit Frank Minicucci, afin qu'il remette la somme à l’ancien directeur de l'ingénierie de la Ville de Laval, Claude Deguise.

L’homme d’affaires, qui a célébré son 66e anniversaire mercredi, a aussi rejeté la théorie selon laquelle il aurait remis 200 000 $ comptant au collecteur de fonds pour le parti du maire Gilles Vaillancourt, Marc Gendron.

Qui s’occupait des soumissions?

Après une courte pause, M. Accurso a repris son témoignage en indiquant à la cour qu’il déléguait « 100 % » des responsabilités aux présidents de ses entreprises, en ce qui concerne les soumissions, les plans et les appels d’offres. « Ça me libérait », dit-il.

Il a d’ailleurs dit en riant qu’il n’a jamais fait de soumissions, parce que « c’était beaucoup trop compliqué ».

Tony Accurso poursuivra son témoignage vendredi.

Avec les informations de Geneviève Garon

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