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Agression du mont Saint-Bruno : un homme arrêté

La police de Longueuil a annoncé lundi l'arrestation d'Yves Roy, 46 ans, relativement à une tentative de meurtre sur une femme survenue au parc national du Mont-Saint-Bruno, en Montérégie, le 2 septembre dernier.

Arrêté vendredi dernier près de sa résidence, à Sainte-Julie, Yves Roy a comparu lundi au palais de justice de Longueuil pour répondre à des accusations de tentative de meurtre, de séquestration et de tentative de strangulation pour vaincre la résistance.

M. Roy s'est vu interdire de communiquer avec sa victime et avec une autre personne dont on ne connaît pas le lien avec cette affaire.

Le dossier est maintenant entre les mains du Directeur des poursuites criminelles et pénales.

Une contribution du public

Selon le directeur adjoint et responsable des enquêtes criminelles du Service de police de l'agglomération de Longueuil (SPAL), Mario Plante, c'est la 204e information recueillie du public qui aurait placé les enquêteurs sur la piste d'Yves Roy.

Cette information provient d'un membre de l'entourage de M. Roy, qui a remarqué un changement dans son comportement les jours qui ont suivi l'agression et, surtout, après la diffusion de son portrait-robot dans les médias, a précisé l'inspecteur en chef aux enquêtes criminelles du SPAL, Jean-François Robert.

Des antécédents criminels

Yves Roy a déjà des antécédents criminels en matière de vol, en 1996, et un dossier d'agression avec violence sur une fille mineure, en 1998, ailleurs en Montérégie.

Après son arrestation, ces informations ont entraîné le Comité de la gestion des enquêtes sur les crimes en série, sous la coordination de la Sûreté du Québec, à mettre en commun tous les éléments de son dossier.

Une attaque brutale

La victime, une femme dans la cinquantaine, a été violemment attaquée le 2 septembre dernier, vers 12 h 30. Malgré ses blessures importantes, elle a réussi à faire fuir l'homme.

Yves Roy aurait agi seul et se serait rendu au parc du Mont-Saint-Bruno avec l'intention de commettre ce crime. Il aurait choisi sa victime seulement en raison du coin de parc isolé où elle se trouvait au moment de l'incident, a affirmé le SPAL.

Après avoir été plaquée au sol, frappée à maintes reprises et étranglée, la victime a subi plusieurs fractures aux côtes et à une cheville, ainsi que de nombreuses ecchymoses. L'inspecteur en chef Jean-François Robert a souligné qu'elle récupérait rapidement, et qu'elle était satisfaite de l'arrestation de son agresseur.

Grâce à des informations fournies par la victime, la police a été en mesure de diffuser rapidement un portrait-robot du suspect.

Un poste de commandement avait aussi été installé à l'entrée du parc du Mont-Saint-Bruno, mobilisant une trentaine d'enquêteurs.

Certains ont parcouru le parc en VTT et d'autres ont été postés à l'une ou l'autre des deux entrées afin de recueillir des indices liés à la tentative de meurtre.

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