Retour

Agressions en hausse à Pinel : « difficile à expliquer », selon un directeur

Les employés de l'Institut Philippe-Pinel de Montréal sont bien formés et sont en sécurité, mais il y a toujours une part d'impondérable, selon le directeur des services professionnels de l'établissement, Gilles Chamberland.

En entrevue à l'émission 24/60, le psychiatre a notamment soutenu qu'il est difficile d'expliquer la hausse du nombre d'employés blessés par des patients au cours des dernières années. Selon des chiffres obtenus par La Presse, 54 employés l'ont été l'an dernier, contre 35 en 2010 et 18 en 2006. 

Le Dr Chamberland a rappelé qu'à l'Institut le personnel cherche à réinsérer les détenus en société. « Donc, au fur et à mesure qu'un patient évolue bien, on assouplit les règles jusqu'à ce qu'il puisse être un citoyen pas dangereux, et c'est dans cette évaluation-là du degré de danger qu'on peut avoir des difficultés », a-t-il avancé.

Des outils d'évaluation existent, mais il se peut qu'un patient s'améliore puis régresse sans qu'on s'en rende compte, ou qu'il cache des symptômes, dit le directeur. « C'est une dangerosité qui est plus difficile à évaluer, parce que moins prévisible », a-t-il noté.

Au cours d'une année, environ 85 % des patients de l'Institut Philippe-Pinel sont des détenus envoyés par les tribunaux, tandis que 5 % y sont volontairement et que 10 % sont des patients sous garde parce que considérés comme trop dangereux par d'autres hôpitaux, selon le Dr Chamberland.

« Et là, c'est clair qu'on a un problème parce que l'hôpital est fait comme un centre de détention, dans lequel on garde des citoyens qui ne sont pas des détenus », a-t-il indiqué.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine