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Agrile du frêne : peu de Montréalais font traiter leurs arbres

Sur l'enveloppe d'un million de dollars octroyée par la Ville de Montréal pour intensifier sa lutte contre l'agrile du frêne, seulement 136 000 $ ont été utilisés à ce jour, les citoyens étant peu nombreux à répondre à l'appel.

La Ville de Montréal a annoncé en avril dernier qu'environ 19 000 arbres seront traités en 2016 contre l'agrile du frêne, cet insecte qui a forcé l'abattage de milliers d'arbres en Amérique du Nord au cours des dernières années.

Pour inciter ses citoyens à faire de même sur leur terrain, Montréal a décidé de subventionner à hauteur de 50 % tout traitement effectué sur un terrain privé. Cependant, les Montréalais se sont peu manifestés : sur 12 500 propriétaires contactés, seulement 560 demandes de traitement ont été enregistrées.

« Je ne vois pas ce qu'on peut faire de plus que réserver un million de dollars, écrire à tous les propriétaires qui ont des frênes sur leur terrain, faire une relance et avoir de la publicité sur le réseau de la STM », affirme Réal Ménard, maire de l'arrondissement Hochelaga-Maisonneuve. Tout nouveau programme exige du temps avant d'être utilisé pleinement par le grand public, explique-t-il.

Projet Montréal, parti de l'opposition officielle à l'hôtel de Ville, estime toutefois que les efforts de l'administration Coderre demeurent insuffisants. « La machine de communication, de persuasion de la Ville n'a pas été mise au service de cette cause », croit Éric Alan Caldwell, conseiller du district d'Hochelaga sous la bannière de Projet Montréal.

Dans l'arrondissement Saint-Laurent, la patrouille verte tente de convaincre les citoyens de faire traiter leur arbre infesté par l'agrile du frêne. « La subvention est vraiment à moindre coût que de faire abattre son arbre. Et [il y a] l'intérêt d'avoir un arbre mature dans son jardin qui réduit les îlots de chaleur », explique Aurélie Delimal, de l'Éco-Quartier Saint-Laurent.

Gaétane Couture, une résidente d'Hochelaga-Maisonneuve, abonde dans le même sens, après avoir déboursé près de 300 $ pour faire traiter son frêne. « Ça vaut vraiment la peine, parce que si on n'avait pas cet arbre-là, on aurait pas mal plus chaud au deuxième étage », fait-elle valoir.

Les Montréalais qui désirent obtenir la subvention de la Ville afin de faire traiter leur frêne ont jusqu'au 31 août prochain.

Avec des informations de Louis-Philippe Ouimet

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