Al Montoya évitait les journalistes comme la peste depuis le massacre de 10-0, vendredi dernier, contre les Blue Jackets, à Columbus. Le gardien s'est résigné à commenter cette dure soirée, non pas sans avoir lancé agressivement son plastron sur le tapis du vestiaire à Brossard. Le ton était donné.

Un texte de Jean-Patrick Balleux

« C'était un jour difficile, mais l'équipe a bien répondu (avec une victoire le lendemain). Sur le plan personnel, j'ai hâte au prochain match, comme d'habitude. »

Voilà les premiers mots d'un gardien qui gardera longtemps des séquelles psychologiques de ce revers. L'un des pires souvenirs de sa carrière. Il n'hésite pas à dire qu'il a mangé une volée pour l'équipe, au nom de ses coéquipiers.

« Chaque défaite est difficile. C'est pour ça que je ne saute pas au plafond quand on gagne, et que je ne m'écrase pas au sol quand on perd, a indiqué le gardien qui se dit prêt à jouer à tous les moments, peu importe le score. C'est ce que je devais faire. Même si c'était difficile. »

« Tu es le dernier rempart. Les attaquants font des erreurs, les défenseurs font des erreurs, mais quand les gardiens font des erreurs, tout le monde le remarque davantage », a poursuivi Montoya.

Un appui de Carey Price

L'adjoint de Carey Price a salué la réaction de ses coéquipiers après la défaite et dans les jours qui ont suivi.

« Carey a été incroyable. Les joueurs aussi. Tous les gardiens ont compris la situation », estime Montoya.

Mardi, Phillip Danault a indiqué qu'il préférait perdre un match 10-0 que 10 matchs par un but.

« On était frustrés. C'était difficile ce soir-là. Mais la priorité était de revenir forts le lendemain », pense le gardien qui était très heureux de la victoire contre les Flyers le jour suivant.

Montoya pourrait bien se voir confier la garde du filet samedi soir contre Détroit ou dimanche à Chicago. Avec deux matchs en 24 heures, le Canadien et Michel Therrien doivent bien un petit cadeau à leur gardien numéro 2.

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