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Après l'arrivée au Canada, l'autre parcours des réfugiés syriens

Pour les 25 000 réfugiés syriens que le Canada a accueillis au cours des derniers mois, le véritable défi est celui de l'intégration. Trouver un logement, du travail, apprendre la langue et les façons de faire, voilà les premiers jalons à poser pour bâtir leur nouvelle vie. Un défi que les 15 membres de la famille de Bassem Issak sont en train de relever à Montréal.

Un photoreportage de Anne-Louise Despatie

Bassem Issak (à gauche) est entouré de ses neveux, Ghattas et Ghaith, et de sa nièce Neven. Les deux jeunes hommes sont les fils de sa soeur restée en Syrie. Ils sont arrivés en décembre dernier. L'entrepreneur électricien, qui a immigré en 2009, soutient maintenant ses trois frères et leur famille, soit 15 personnes de 7 à 60 ans accueillies comme réfugiés depuis un peu plus d'un an.

Le cousin Ghattas Kaskas (au centre) est arrivé à bord du premier vol affrété par le gouvernement canadien sur Montréal le 12 décembre dernier. Il n'a pas commencé son programme de francisation, mais travaille dans une manufacture d'accessoires pour bébés depuis janvier. Le jeune homme de 26 ans était traducteur en Syrie.

Ghaith Kaskas © Radio-Canada/Anne-Louise Despatie

Ghaith Kaskas, 22 ans, est arrivé fin décembre et vient de commencer les cours de français à temps plein.

Neven Issak est arrivée en décembre 2014. La jeune femme de 23 ans a commencé des cours de mathématiques et de physique à l'Université de Montréal dans l'espoir d'être admise en pharmacie, une formation qu'elle avait commencée à Damas. « Ici, à l'université, tout est sur Internet. Au début, j'étais la seule à prendre des notes à la main quand j'ai compris que les autres allaient chercher les notes de cours par Internet. »

Avec plusieurs autres membres de sa famille, elle a fait le programme de francisation au Collège de Bois-de-Boulogne en 2015.

Neven et ses parents © Radio-Canada/Anne-Louise Despatie

Les parents de Neven considèrent que c'est elle la championne du français dans la famille Issak. Son jeune frère Mayar espère être admis dans un cégep anglophone pour poursuivre ses études.

Neven Issak travaille dans un marché Adonis depuis un an. Elle apprécie le contact avec la clientèle pour parfaire sa connaissance du français.

Neven à l'Université de Montréal © Radio-Canada/Anne-Louise Despatie

Son rêve est de pouvoir terminer ses études en pharmacie d'ici trois ans. Bien consciente qu'elle devra refaire une partie de la formation commencée en Syrie, elle espère ne pas avoir à repartir de zéro. Ce qu'elle estime avoir été forcée de faire dans plusieurs autres aspects de sa vie.

Neven et sa famille © Neven Issak

Commencer une nouvelle vie au Canada en conservant de précieux souvenirs de ce qu'ils ont laissé derrière.... Ici lors d'un mariage célébré en 2011 dans la ville de Sadad.

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