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Après la sécurité, les billets électroniques prolongent l'attente à la F1

Les amateurs de Formule 1 accèdent facilement au circuit Gilles-Villeneuve, samedi, pour la dernière séance d'essais libres et les qualifications. Après les longues files d'attente de la veille, ils n'attendent que quelques minutes pour passer les barrières de sécurité. Ce sont par contre les délais d'attente à la billetterie qui font rager.

Les clients qui ont acheté leurs billets sur Internet doivent attendre environ une heure pour les récupérer. Ils ne peuvent pas imprimer eux-mêmes leurs billets électroniques ou les présenter sur leur téléphone intelligent.

« Ils devraient faire comme au Centre Bell pour qu’on puisse entrer plus vite avec nos billets électroniques. Tout le monde attend en file et on est en train de manquer les essais », a déclaré un spectateur déçu à RDI.

La signalisation, jugée déficiente, a aussi induit en erreur plusieurs personnes sur le site. « On a attendu pendant 15 minutes avant d’apprendre qu’on n’était pas dans la bonne file. C’est compliqué pour obtenir les billets qu’on a achetés en ligne », ont déploré deux amis venus assister à la journée de courses.

De leur côté, des Américains, habitués du week-end de la Formule 1 à Montréal depuis une dizaine d’années, n’en revenaient pas de voir ces longues files d’attente pour simplement récupérer leurs billets.

Sécurité renforcée

La sécurité est renforcée cette année pour les festivités du Grand Prix du Canada. Il est impossible pour les spectateurs d’accéder au site sans passer par des points de contrôle stricts. Vendredi après-midi, une opération policière sur l'île Sainte-Hélène a causé une interruption de service sur la ligne jaune du métro de Montréal pendant près d'une heure. Un colis suspect avait été trouvé par les policiers derrière la Biosphère, mais il ne contenait finalement aucune substance explosive.

Marcher contre l'exploitation sexuelleLa Concertation des luttes contre l'exploitation sexuelle profite des festivités du Grand Prix de Formule 1 pour dénoncer la culture d'exploitation sexuelle et sensibiliser le public à la banalisation de la prostitution.Une marche est organisée à partir de 14 h au Carré Phillips, au centre-ville de Montréal.« La marche d'aujourd'hui est en solidarité avec les femmes qui ont un vécu dans la prostitution, qui y sont encore ou qui en sont sorties. D'ailleurs, il y en aura plusieurs parmi nous, c'est important », dit Martine B. Côté, porte-parole de la Concertation des luttes contre l'exploitation sexuelle (CLES).Mme Côté demande au gouvernement de décriminaliser les femmes qui travaillent dans l'industrie du sexe et de financer davantage les organismes qui les accompagnent.« La prostitution à Montréal c'est à l'année, à preuve, sur les 400 lieux de prostitution qu'on a répertoriés dans une de nos études, la plupart sont dans Ville-Maire ou dans Rosemont donc on peut penser que ce n'est pas nécessairement que les touristes qui profitent de ces lieux-là. »La porte-parole demande aussi au maire Denis Coderre de respecter ses engagements électoraux et d’exiger une tolérance zéro envers l'exploitation sexuelle à Montréal.

Avec les informations d'Ève Couture et Fanny Samson

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