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Après le verglas, le vent et le froid s'installent à Montréal

La neige et le verglas ont cédé la place au froid et au vent dans la région de Montréal où des milliers de foyers sont toujours privés d'électricité mercredi matin, dont près de 20 000 en Montérégie, où les équipes d'Hydro-Québec s'affairent à réparer le réseau endommagé par le verglas.

Tôt mercredi, 19 987 clients d'Hydro-Québec étaient toujours sans électricité en Montérégie.

Au plus fort des pannes, dans la nuit de mardi à mercredi, quelque 60 000 foyers étaient dans le noir dans la grande région de Montréal et en Montérégie.

Après avoir oscillé autour du point de congélation mardi, le mercure a plongé à près de -10°C mercredi matin à Montréal, ce qui a rendu les rues et les trottoirs très glissants après des heures de pluie et de verglas.

Des vents forts en provenance du nord-ouest intensifieront l'effet de refroidissement éolien.

À Montréal, un arbre alourdi par le verglas s'est effondré sur l'avenue De Lorimier, près de la rue Marie-Anne, en pleine heure de pointe matinale.

Opérations de sablage

Le porte-parole de la Ville de Montréal, Philippe Sabourin, a assuré mardi que les équipes de la voirie étaient sur le terrain et travaillaient à rendre la chaussée et les trottoirs moins glissants en épandant régulièrement des abrasifs.

La politique sur le déneigement de la Ville de Montréal indique qu'il faut déneiger en priorité les artères, les trottoirs et les endroits où les Montréalais sont susceptibles de recevoir des services, comme les environs des hôpitaux, des écoles et des stations de métro, a indiqué le responsable des Services aux citoyens au comité exécutif, Jean-François Parenteau.

Le retour du froid compliquera par ailleurs le ramassage de la neige tombée mardi matin. La pluie et du verglas ont en effet formé une épaisse couche de glace au sol et sur les bancs de neige.

La stratégie « Scott Towell »

Pour les trottoirs, les employés municipaux ont utilisé une stratégie particulière.

« Si on dégage la neige sur le trottoir et qu’on se retrouve au béton, le verglas va arriver et va figer instantanément et cela va créer une glace vive. Alors, la stratégie qu’on a utilisée, c’est la stratégie "Scott Towell" [une marque de papier essuie-tout, NDLR] », a expliqué Philippe Sabourin.

« Essentiellement, ce qu’on fait, a-t-il poursuivi, c’est qu’on utilise les premiers centimètres de neige pour absorber l’eau qu’on a reçue, ce qui va créer d’abord une couche qui permet d’absorber [l'eau] et ensuite une mince couche de glace [qui la recouvre], qui nous permet ensuite de passer avec la gratte, de ramasser cette neige-là et de sabler derrière ».

Le porte-parole a rappelé que la Ville disposait de 1000 appareils et d'autant d’employés pour entretenir plus de 10 000 km de rues et trottoirs.

Chutes

Du côté d'Urgences-santé, on avait reçu mardi de nombreux appels pour des chutes. Il s'agissait surtout de blessures mineures, comme des fractures aux poignets ou aux bras, selon Valérie Tremblay, chef aux opérations.

La porte-parole a indiqué que des effectifs avaient été ajoutés sur la route pour réduire les délais de réponse.

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