Au troisième jour de recherches intensives pour retrouver le jeune Ariel Jeffrey Kouakou, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) assure ne ménager aucun effort pour retrouver l'enfant disparu mystérieusement lundi, à Montréal.

L’agent Jean-Pierre Brabant, du SPVM, indique que l’enquête sur la disparition du garçon de 10 ans se poursuit en même temps que les recherches, qui se concentrent depuis lundi dans le secteur de Cartierville, près de la rivière des Prairies.

« On ne compte pas les heures, on ne compte pas l’énergie qui est déployée ici pour tenter de localiser le jeune le plus rapidement possible », a-t-il dit jeudi.

Alors que des recherches se poursuivaient sur les rives du cours d'eau, notamment au parc des Bateliers, où l’enfant a été aperçu pour la dernière fois par un témoin, le SPVM n'a pas pu faire appel aux plongeurs du Groupe tactique d’intervention (GTI) pour scruter les eaux, en raison du courant fort. Le couvert de glace complique par ailleurs les opérations dans ce secteur de la rivière.

Des pompiers, des citoyens, des agents en véhicule tout terrain, des policiers à cheval, des motoneiges et un hélicoptère ont été mis à contribution jusqu’ici pour tenter de retrouver Ariel Jeffrey Kouakou.

La police invite les résidents de l’arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville à vérifier de nouveau leur résidence, leur arrière-cour, leur remise ou leur garage pour voir si le garçon n'y serait pas.

À la recherche d'images et d'indices

Jeudi, on apprenait que le père d’Ariel, Frédéric Kouakou, a mis la main sur une autre vidéo de surveillance tournée par un système de surveillance d’une résidence privée dans laquelle il identifie son fils.

On y voit seulement le bas du corps de l’enfant, soit les jambes et les chaussures jaunes qu’il portait au moment de sa disparition. On le voit marcher et se retourner à deux reprises. Le père l’a remise aux policiers qui ont refusé de commenter.

Dans le fil des événements, la présence de l’enfant dans cette nouvelle vidéo se situe après celle captée par une station-service, mais avant que le garçon ne croise la dame qu’il l’a vu dans le parc des Bateliers.

Frédéric Kouakou s'est adressé à la presse jeudi. Il garde espoir de revoir son fils vivant.

« J’ai grand espoir que mon fils est quelque part. Il est avec quelqu’un certainement, qui est dépassé par les événements aujourd’hui. Mais je lance un appel vraiment à cette personne-là. Moi, je n’ai aucune rancœur contre cette personne. Je lui apporte tout mon amour. Qu’il comprenne cela, qu’il comprenne que c’est le cœur d’un père, que c’est le cœur d’une mère qui lui parle. Qu’il nous aide à retrouver notre garçon », a-t-il dit.

Mercredi, les policiers ont fait du porte-à-porte dans le secteur pour recueillir des informations, mais surtout d’éventuelles images du garçon qui auraient pu être captées par des caméras de surveillance.

Ils ont récupéré des images filmées par la caméra de surveillance d’une station-service du boulevard Gouin, où on voit l'enfant marcher d'un pas décidé sur le trottoir en face du parc des Bateliers.

La police a recueilli jusqu'à maintenant 121 informations sur l'affaire, dont le récit d'une femme qui a vu le garçon dans ce parc lundi après-midi vers 14 h.

Disparu depuis lundi midi

Le jeune garçon, qui n’a aucun problème de santé connu, a quitté son domicile à pied lundi midi pour se rendre chez un ami habitant près de chez lui. Son père, qui participe aux recherches, croit que la caméra de surveillance du garage l'a filmé pendant qu'il se rendait chez cet ami.

Or, son ami ne se trouvait pas à la maison lorsqu’Ariel a cogné à sa porte, puisqu'il était au service de garde de l'école, ouvert en raison d'une journée pédagogique. Ariel Jeffrey Kouakou n’est jamais rentré chez lui.

Ses parents ne croient pas que leur fils ait pu faire une fugue et croient plutôt à un enlèvement. Le père ne croit pas non plus à une noyade accidentelle, expliquant que ni son fils ni sa famille ne vont jamais se promener au bord de la rivière.

Son fils étant un « garçon de soccer », il a expliqué aux journalistes qu'il ne voyait pas pourquoi il se serait aventuré au bord du cours d'eau alors qu'il ne le faisait jamais avant.

Les policiers n'excluent pour leur part aucune hypothèse.

Alerte Amber levée

Une alerte Amber avait été lancée mardi après-midi et elle a été levée en fin de soirée.Le SPVM n’avait aucun indice lui donnant à penser que l’enfant avait été enlevé, raison pour laquelle une alerte Amber est généralement déclenchée. Toutefois, la police considérait l’enfant en danger, notamment en raison de la température froide, et souhaitait ainsi amasser le plus d’informations du public.L'hypothèse de l'enlèvement n'est toutefois pas écartée, a affirmé le porte-parole du SPVM, André Durocher, mercredi après-midi.

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