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Arrivée de la flamme des Jeux mondiaux des policiers et pompiers sous haute tension

C'est dans un climat tendu que la flamme des Jeux mondiaux des policiers et pompiers 2017 est arrivée lundi après-midi dans la métropole québécoise : les syndiqués du Service de sécurité incendie de Montréal et ceux du SPVM ont boudé la cérémonie pour protester contre le projet de loi 15 sur les régimes de retraite.

L'Association des pompiers de Montréal a même lancé un vaste mouvement de boycottage.

Déjà, la majorité des pompiers du Québec ne comptent pas participer à ces Jeux. Des discussions ont même été entreprises avec d'autres syndicats d'Amérique du Nord, d'Europe et d'Amérique du Sud.

Selon le président de l'Association des pompiers, Ronald Martin, le boycottage de l'évènement pourrait réduire le nombre de participants de plus de la moitié. « Si les pompiers ne sont pas présents et qu'il y a seulement 3000 ou 5000 participants au lieu de 12 000, il y a un impact au niveau des retombées économiques », ajoute-t-il.

Les policiers de Montréal, quant à eux, n'ont pas encore décidé s'ils allaient participer ou non à l'évènement.

L'opposition inquiète des risques économiques

Le chef de l'opposition, Luc Ferrandez, estime que la tenue des Jeux est risquée. Il craint que le public ne soit pas au rendez-vous et que la vente de billets se fasse difficilement.

« On s'en va vraiment vers une possibilité d'échec. La Ville de Montréal devrait prendre en considération l'ensemble des faits et songer à se retirer », croit-il.

La Ville injecte plus de 10 millions de dollars dans la tenue de l'évènement, dont les retombées économiques sont évaluées à 150 millions.

De son côté, le maire de Montréal, Denis Coderre, ne croit pas que le mouvement de boycottage fonctionnera.

Selon lui, il ne faut pas laisser les relations de travail s'immiscer dans la tenue des Jeux.

D'après un reportage d'Olivier Bachand

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