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Attaquée par un pitbull : « À l'évidence, il était trop tard », soutient un voisin

Encore ébranlé par la scène à laquelle il a assisté en revenant chez lui hier après-midi, le voisin de la femme de 55 ans décédée dans sa cour arrière à Pointe-aux-Trembles affirme qu'elle était morte à son arrivée. « À l'évidence, il était trop tard », explique Farid Benzenati.

M. Benzenati s'est précipité à l'intérieur de sa maison pour appeler la police. L'appel au 911 a été fait vers 17 h, mercredi soir. Les agents du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) dépêchés sur les lieux, rue Edgar-Prairie, ont constaté que le pitbull, agressif, rôdait toujours autour de la quinquagénaire.

M. Benzenati a vu les policiers arriver, mais il s'est occupé de ses enfants en bas âge. « Les policiers m'ont dit qu'il valait mieux qu'ils ne voient pas ça », relate-t-il.

L'animal a dû être abattu par les policiers pour que les ambulanciers puissent s'approcher de la femme, dont la mort a rapidement été constatée.

Le corps de la femme était mutilé et portait des traces de morsures à une jambe et au haut du corps.

Des enquêteurs et des techniciens en identité judiciaire ont été dépêchés sur place pour déterminer exactement ce qui s'est produit.

L'hypothèse qui semble la plus plausible est que la dame aurait été attaquée par le chien, puisque son corps présente plusieurs marques de morsures. La police ne peut toutefois pas confirmer si la victime a été tuée par le pitbull.

Le pitbull n'appartenait pas à la défunte.

Son propriétaire a été identifié et interrogé par les forces de l'ordre. Pour l'instant, il est impossible de savoir si des accusations seront portées contre lui.

Un coup d'œil sur la piscine

Farid Benzenati raconte comment il a trouvé sa voisine en rentrant chez lui. « J'ai remarqué un mouvement derrière la clôture de six pieds », explique M. Benzenati, qui jetait un œil à sa piscine en revenant du travail. « Je voyais un gros chien qui avait l'air de jouer avec un gros objet. »

Inquiet, il s'est approché pour savoir ce qui se tramait chez sa voisine. « De plus en plus, je voyais que l'objet était tellement grand », raconte-t-il, la voix encore altérée par l'émotion. « La tension montait et je voyais du beige [...]. »

« Je ne voyais pas très bien, mais je savais que c'était un corps, poursuit M. Benzenati. À l'évidence, il était trop tard. »

Une politique du chien à Montréal en 2018 et une table de travail à Québec

Autant la mairesse de l'arrondissement de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles, Chantal Rouleau, que le maire de Montréal, Denis Coderre, ont déploré ce triste événement dans des entrevues accordées à Radio-Canada.

« C'est un événement tragique, s'est désolée Mme Rouleau. Mais on laisse la police vérifier tout ce qui s'est produit, on n'a pas encore toutes les informations. » « Tout ce que je peux dire, c'est qu'on a un règlement sur les animaux qui est à la fine pointe, donc ce n'est pas le règlement qui est en cause ici », a-t-elle soutenu.

Pour l'instant, la réglementation sur les chiens tombe dans la cour des arrondissements. 

Le maire Coderre a cependant rappelé que la Ville centraliserait la gestion des chiens dangereux afin d'assurer un niveau plus élevé de contrôle en 2018.

À Québec, le ministère de la Sécurité publique a par ailleurs annoncé la création d'une table de travail sur la réglementation encadrant les chiens considérés dangereux.

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