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Au moins 40 % de femmes dans les instances de la Ville, promet Coderre

Le maire sortant de Montréal, Denis Coderre, s'engage s'il est réélu à ce que la proportion de femmes dans les instances de la Ville atteigne la « zone paritaire » – une notion dépassée, selon sa principale adversaire, Valérie Plante, qui plaide plutôt pour une parité sur tous les plans.

Le chef d'Équipe Coderre, qui était entouré jeudi matin d'une vingtaine de candidates, s'était déjà engagé à nommer autant de femmes que d'hommes au comité exécutif, au début du mois de septembre. Il s'engage maintenant à ce qu'elles représentent au moins 40 % des élus « dans toutes les commissions et instances décisionnelles municipales ».

Denis Coderre s'abstient toutefois de promettre qu'il nommera une femme présidente du comité exécutif en cas de réélection, le 5 novembre.

« On verra. Je ne suis pas rendu là, a-t-il admis. On va commencer par se faire élire, et puis on va regarder. C'est sûr que là-dedans [ses candidates], il y a du potentiel en masse, mais chose certaine, c'est que, quand on parle en termes de parité, il va y avoir des responsabilités de haut niveau. Il y a le comité exécutif, les conseillers et conseillères associés également, alors vous allez voir qu'il va y avoir un changement. »

Pendant le premier mandat de Denis Coderre à l'Hôtel de Ville, le poste de président du comité exécutif était occupé par Pierre Desrochers, qui ne se représente pas cette année. La mairesse de l'arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension, Anie Samson, agissait comme vice-présidente.

Léa Cousineau a été la première femme à présider le comité exécutif de Montréal, sous l'administration de Jean Doré, au début des années 90.

Le maire sortant a également profité de son point de presse pour rappeler son bilan en matière d'égalité entre les hommes et les femmes, comme « la construction de 130 nouveaux logements sociaux et communautaires destinés spécifiquement à des femmes en difficulté », « l'atteinte de la zone paritaire auprès des femmes cadres à la Ville de Montréal » et « la poursuite du programme de conciliation travail-famille » offert aux employés municipaux.

La parité, selon Projet Montréal

Interrogée sur la promesse de Denis Coderre concernant la représentation des femmes dans les instances de la Ville, la chef de Projet Montréal, Valérie Plante, a félicité son adversaire, tout en demandant : « Pourquoi maintenant? »

Mme Plante, qui promet elle aussi la parité du comité exécutif si elle est élue le mois prochain, a rappelé que son parti présentait un nombre égal d'hommes et de femmes cette année, soit 51 femmes et 52 hommes, et que cette parité était atteinte à la fois pour les postes de maires d'arrondissement, de conseillers de ville et de conseillers d'arrondissement – une première dans l'histoire de Montréal, selon elle.

Avec un total de 46 candidates, l'Équipe Coderre se trouve pour sa part dans la « zone paritaire ».

Pour Valérie Plante, la « zone paritaire » est un concept « intéressant », mais dépassé.

  • Journaliste : Est-ce que c'est dépassé, cette expression-là?
  • Valérie Plante : La notion de parité?
  • Journaliste : Non, de zone paritaire.
  • Valérie Plante : Ben oui! (Sourire.) Nous, on est plus loin que ça, à Projet Montréal.

Mme Plante a par ailleurs dénoncé les messages vulgaires ciblant les affiches de ses candidates depuis le début de la campagne.

« Les femmes dans les sphères de pouvoir sont souvent la cible de commentaires très sexistes, très violents également, a-t-elle déploré. D'où l'importance de se tenir fortes et d'être toujours plus représentées. »

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