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Au tour de Juulsen de profiter de la présence de Weber

Posez la question à n'importe quel joueur du Canadien et la réponse sera sensiblement la même. L'influence qu'exerce Shea Weber dans ce vestiaire est aussi colossale que le monsieur lui-même. Qu'il soit estropié et inactif depuis le 19 décembre n'y change rien.

Un texte d'Alexandre Gascon

Que ce soit Victor Mete en début de saison, ou tout récemment Noah Juulsen, les recrues du CH fraîchement débarquées dans le circuit Bettman ont toutes bénéficié de la vaste expérience du géant de Sicamous.

Il était loin d’être acquis que Juulsen, 20 ans, donnerait ses premiers coups de patins dans la LNH cette année.

Le défenseur s’est initié à la vie de hockeyeur professionnel pendant 31 matchs avec le Rocket dans la Ligue américaine (LAH) avant de rejoindre le Tricolore quatre jours avant la date limite des transactions.

Débarqué en plein tumulte, Juulsen a été rassuré dès le départ.

« Le premier jour où j’ai été rappelé, la première fois que je me suis assis dans le vestiaire, il est venu s’installer dans le petit casier juste à côté de moi », s’est souvenu le jeune homme originaire de Surrey, en Colombie-Britannique.

Il, évidemment, c’est Weber.

Juulsen allait devenir le 13e défenseur utilisé par l’organisation - 14 au total en 2017-2018, un sommet à travers la ligue - et le vétéran de cette brigade dépecée durant l’été et constamment remaniée depuis voulait le soulager d’un poids inutile.

« Il m’a demandé "Joues-tu ce soir". Je lui ai répondu que je pensais que oui », se souvient Juulsen.

« Joue à ta façon. Il y a une raison pour laquelle on t’a rappelé. Va t’amuser, c’est une occasion unique dans une vie que de jouer ce premier match dans la LNH », lui avait alors lancé Weber.

Juulsen a plongé dans un bain d’eau bouillante ce soir-là et s’est fort bien débrouillé en un peu plus de 17 minutes de jeu, s’impliquant dans toutes les phases de jeu (5 tirs tentés, 4 mises en échec, 1 tir bloqué, un différentiel de +2).

Le jeune défenseur a fait preuve d’un sang-froid exemplaire à ses premiers matchs dans la Ligue nationale, présentant un jeu propre et simple, dépouillé de fioritures et de risques inutiles. Un signe de maturité évident.

« Les premiers matchs, c’était un ajustement par rapport à la Ligue américaine. Maintenant, c’est une question de prise de décisions, de trouver l’espace et de réagir rapidement. C’est le plus gros défi pour moi présentement », a expliqué Juulsen après un entraînement au complexe de Brossard un peu plus tôt cette semaine.

Le temps de se faire valoir

Ça s’est détérioré un peu récemment. Partenaire de Karl Alzner, Juulsen est confronté de plus en plus souvent à de meilleurs adversaires.

Claude Julien continue à lui faire confiance - a-t-il vraiment le choix? - et le défenseur du CH joue en moyenne 19 min 30 s par match en 18 parties, ce qui est énorme pour une recrue.

Mete avait aussi eu droit au traitement préférentiel en début de campagne, disputant même quatre rencontres de suite avec plus de 21 minutes de temps de glace, mais l’expérience s’était essoufflée dès son 11e match, dès qu’il avait été séparé de Weber en fait.

Juulsen n’a joué aucune de ses 500 présences dans la LNH en compagnie de Weber, ni même en présence du grand frère sur le banc des joueurs.

Malgré tout, le numéro 58 a atteint un sommet d’utilisation contre les Red Wings lundi, soit 22:42.

« J’ai aimé ce que j’ai vu de Noah. Il est solide comme défenseur. C’est une position difficile pour un jeune, mais je trouve qu’il s’adapte bien. Il deviendra un bon joueur pour notre équipe », a estimé Weber.

Sans l'avoir vu à l'oeuvre de près, Juulsen sait déjà ce que représente Weber dans ce vestiaire : une présence rassurante toujours disposée à aider les jeunes fraîchement arrivés.

Voilà un atout précieux pour une équipe qui traversera sous peu une reconstruction…ou un « redémarrage » si vous préférez le terme de Marc Bergevin.

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