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Aucune parole, que des pleurs : une nouvelle vie qui commence pour une famille yéménite

L'aéroport Montréal-Trudeau a été le théâtre de retrouvailles émouvantes lundi matin. Mohamed Al-Hashemi, un réfugié yéménite installé au Canada depuis plus de deux ans, a finalement retrouvé les siens.

C’est une attente qui en aura valu la peine pour Mohamed Al-Hashemi. L’homme est arrivé au pays le 8 mai 2015, par le chemin Roxham en Montérégie après avoir transité à Buffalo dans l’État de New York.

Il s’était initialement rendu dans la ville américaine pour passer quelque temps auprès d’amis. Au même moment, la guerre civile éclatait au Yémen, son pays natal. Jugeant que sa vie pourrait désormais être en danger, il a envisagé, dans un premier temps, de faire une demande d’asile aux États-Unis. Puis, face à la lourdeur des procédures administratives, il s'est tourné vers le Canada.

Mohamed s'est rapidement trouvé un passeur, sur les conseils de son entourage et du personnel d’un refuge de Buffalo. Deux mille dollars et sept heures de voyage plus tard, il est arrivé en sol canadien.

Il lui aura fallu attendre deux ans pour obtenir un statut de résident permanent. Sans plus tarder, il a entamé des démarches pour faire venir sa femme et ses trois filles, qui ont de leur côté temporairement trouvé refuge à Abou Dhabi, aux Émirats arabes unis.

Le gouvernement canadien a accepté sa demande il y a quelques semaines. Une nouvelle période d’attente, qui semble interminable s'en est suivi, mais elle est venue à échéance lundi matin.

« Le temps ne bougeait pas. La nuit a été tellement longue. Ça a été la plus longue nuit de ma vie », a-t-il raconté quelques instants avant que sa famille ne franchisse les portes de la salle d’arrivée après avoir été retenue au service de l’immigration.

Sa femme et ses trois filles sont là. Aucune parole, que des pleurs et beaucoup d'émotions alors que s'amorce leur nouvelle vie commune au pays.

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