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Aucune ressemblance entre l’attentat du Métropolis et celui de Québec, selon l’avocat de Bain

L'avocat de Richard Henry Bain, qui tente d'obtenir une peine plus clémente pour son client, nie toute ressemblance entre l'attaque perpétrée au Métropolis en 2012 et l'attentat de dimanche au Centre culturel islamique de Québec.

Un texte de Geneviève Garon

L'avocat de Richard Henry Bain, Alan Guttman, et le procureur de la Couronne, Dennis Galiatsatos, avaient rendez-vous mardi à la Cour d'appel pour aborder la suite des procédures dans ce dossier.

En novembre dernier, le détenu de 66 ans a été condamné à l'emprisonnement à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant 20 ans. Il a été reconnu coupable du meurtre non prémédité du technicien de scène Denis Blanchette et de trois tentatives de meurtre, survenus le soir de la victoire du Parti québécois en septembre 2014.

Richard Henry Bain demande à la Cour d'appel une peine plus clémente. Son avocat, Alan Guttman, invoque l'âge avancé de son client, ses problèmes de santé mentale et l'absence d'antécédents judiciaires.

Selon lui, le geste posé par le sexagénaire est « complètement différent » de celui qui a emporté six musulmans dans la capitale, dimanche soir. Il n'a jamais cru que son client avait été poussé par une idéologie politique et insiste sur « l'aliénation mentale » dont aurait souffert Richard Henry Bain, ce qui le distinguerait de « ce que nous avons vu en fin de semaine à la mosquée de Québec ».

Le ministère public veut une peine plus sévère

La Couronne, elle, veut plutôt convaincre le plus haut tribunal de la province de serrer la vis à son maximum et d'imposer une période d'inadmissibilité à la libération conditionnelle de 25 ans. Me Galiatsatos a maintes fois dénoncé l'atteinte à la démocratie perpétrée par le tueur, et ses desseins politiques.

Comme le suspect de l'attentat terroriste du Centre culturel islamique, Alexandre Bissonnette, est devant les tribunaux, Me Galiatsatos refuse de faire un lien direct entre les deux affaires. Par contre, il reconnaît que l'ombre de la tragédie se fait sentir.

« Le timing est particulier, oui. Il faut se rappeler aussi que l'été dernier, en plein procès, il y avait eu la fusillade à Orlando. Des événements vraiment tragiques et, chaque fois que ça arrive, c'est triste en soi », dit-il.

Richard Henry Bain est soigné

Le tempérament de Richard Henry Bain est stable derrière les barreaux, depuis qu'il prend régulièrement des antipsychotiques, selon son avocat, qui estime que l'appel pourrait être plaidé en 2018.

Les délais sont difficiles pour les victimes de l'attaque du Métropolis, notamment pour les autres techniciens de scène qui étaient présents le soir du drame. Me Galiatsatos soutient par contre que « le stress n'est pas aussi élevé que pendant le procès ».

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