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Ban Ki-moon inspiré par le Centre de prévention de la radicalisation de Montréal

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, terminait samedi une visite de trois jours au Canada. Une visite qui lui a  également permis de se rendre au Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence, à Montréal, qui développe une expertise unique.

Un texte de Michel Marsolais

Il a été beaucoup question de menaces à la sécurité au cours de la visite canadienne du secrétaire général des Nations unies.

Avant de quitter le pays, Ban Ki-moon s'est intéressé à l'expérience du Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence, inauguré à Montréal il y a quelques mois.

« Comme vous le savez, nous vivons dans un monde de dangers à cause de la propagation de la radicalisation, de l'extrémisme et du terrorisme violent », a souligné Ban Ki-moon.

Le centre ne vise pas à recueillir des signalements de personnes suspectes pour mieux alerter la police, mais à désamorcer le processus de radicalisation des individus.

Le directeur du centre, Herman Deparice-Okomba, explique que la radicalisation peut survenir à l'école, en milieu de travail ou simplement sur Internet.

Le maire de Montréal, Denis Coderre, qui a appuyé le projet depuis  le début, estime que le centre est déjà devenu une référence pour des pays comme la France et la Belgique.

Modèle unique

« C'est un modèle unique ici. Si on veut combattre la radicalisation menant à la violence, il faut la prévenir. On parle ici en terme de formation, en terme de sensibilisation », note le maire.

L'ONU vient en outre de soumettre en janvier une série de 70 recommandations pour mieux lutter contre la radicalisation, mais l'approche préventive n'a pas fini de livrer son potentiel.

« C'est une approche qui correspond très bien au plan d'action qu'il a proposé au mois de janvier dernier aux Nations unies », souligne Herman Deparice-Okomba, ajoutant que le centre a reçu 612 appels et réalisé 144 interventions directes.

« Ce sont des opérations où on envoie sur le terrain nos psychologues, travailleurs sociaux et j'en passe. Et on a référé neuf cas aux autorités policières », poursuit-il.

Le radicalisme islamique n'est pas seul en cause, puisque le centre s'occupe des radicaux de tous les horizons.

D'ici la fin de l'année, le Québec sera d'ailleurs l'hôte d'une importante conférence internationale sur la radicalisation sous l'égide de l'UNESCO.

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