Retour

Battu dans une cellule, un détenu lié aux motards poursuit la SQ

Un homme qui aurait été lié au groupe criminel des Rock Machine poursuit la Sûreté du Québec (SQ) pour 635 000 $ pour avoir été « sauvagement battu » par un policier alors qu'il était en cellule.

Jean-François Émard allègue dans sa poursuite avoir été attaqué par le policier Bruno Landry le 5 octobre 2014 à Salaberry-de-Valleyfield.

Il soutient n'avoir jamais été examiné ni traité, malgré des blessures apparentes et des demandes répétées de sa part.

Et par la suite, les policiers ont tenté de cacher l'attaque en omettant de la mentionner dans leur rapport, soutient-il.

Selon son avocat, Steve Hanafi, la poursuite a été déposée au palais de justice de Montréal jeudi. Elle vise le policier, le ministère de la Sécurité publique et la procureure générale du Québec.

Jean-François Émard s'était retrouvé en cellule en octobre 2014, après avoir été intercepté pour une infraction au Code de la sécurité routière. Il a ensuite été arrêté pour possession de stupéfiants et conduit au poste de la SQ de Salaberry-de-Valleyfield.

Alors qu'il était assis sur sa couchette en cellule, le policier Landry serait entré et lui aurait asséné huit coups de poing sur la tête, en présence d'autres policiers qui ne sont pas intervenus pour l'en empêcher, dit-il. Le tout a été filmé par une caméra vidéo.

L'homme allègue avoir subi plusieurs préjudices physiques, dont une plaie ouverte de plus de deux pouces à la tête, de forts maux de tête, des étourdissements, des nausées et des pertes de mémoire pour une période d'environ six mois.

Il dit souffrir depuis ce temps d'anxiété importante. En raison de son état psychologique et physique actuel, il affirme qu'il ne pourra plus jamais travailler.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un avion s'écrase dans un arbre





Rabais de la semaine