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Beaucoup de critiques sur le projet de REM aux audiences du BAPE

Les audiences du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) sur le projet de train électrique (REM) de la Caisse de dépôt et de placements ont repris à Montréal, lundi. Dans cette deuxième partie, organismes et citoyens sont invités à résumer leur mémoire devant la Commission. Et en cette première journée, les critiques et les inquiétudes exprimées ont été nombreuses.

Un texte de Jean-Sébastien Cloutier

L'Union des producteurs agricoles (UPA) a souligné que le terminus prévu au carrefour des autoroutes 10 et  30 à Brossard ferait disparaître une trentaine d'hectares d'excellentes terres agricoles.

L'organisme craint les débuts d'une deuxième couronne d'urbanisation sur la Rive-Sud et rappelle que l'autoroute 30 devait à l'origine servir de barrière à l'étalement urbain. L'UPA demande donc au BAPE de proposer une étude rigoureuse afin de trouver une solution de rechange pour le terminus au nord de la 30.

La Fondation David Suzuki a elle aussi fait part de ses préoccupations sur la question de l'étalement urbain. Le tracé du REM doit même être revu, selon son porte-parole, Sylvain Perron.

« Toutes les stations qui s'ajoutent sont à proximité des axes autoroutiers, a-t-il dit. Donc, à l'heure actuelle, le projet du REM va provoquer d'autres transports de voitures (...) Il faut changer le tracé vers les milieux résidentiels pour diminuer l'utilisation de l'auto solo. Et là, je verrais très bien une personne se dire qu'elle va prendre son vélo ou marcher pour aller au REM. Ce serait ça le scénario idéal ».

Des employés de CDPQ Infra, la filiale de la Caisse de dépôt et placement du Québec qui pilote le projet de REM, assistent aux audiences et prennent des notes.

« Pour nous, c'est important de présenter un projet qui est intégré aux réseaux d'autobus et qui vise la densification autour des gares », a tenu à redire le porte-parole de la Caisse, Jean-Vincent Lacroix, sans toutefois promettre de changements majeurs au tracé proposé.

Une coalition souhaite une commission parlementaire

Lundi en matinée, la coalition « Trainsparence », qui rassemble groupes écologiques, spécialistes en transports et syndicat canadien de la fonction publique, a exprimé d'avance ses nombreuses inquiétudes face au REM lors d'un point de presse.

La coalition demande même une commission parlementaire pour se pencher sur le projet qui, selon elle, ne répondra pas aux besoins.

Trainsparence fait partie des 90 groupes ou citoyens qui seront entendus d'ici jeudi par le BAPE.

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