Ils devaient s'en douter, mais les Alouettes ont touché Ben Cahoon droit au coeur en décidant de retirer le no 86 qu'il a porté au cours de sa carrière à Montréal.

L'ex-demi inséré a d'ailleurs très hâte d'être de retour à Montréal pour la cérémonie au stade Percival-Molson, le 29 juillet prochain. Il s'agira du 11e numéro retiré par l'organisation.

« Je suis très, très honoré, c'est un geste qui me remplit d'humilité, a dit celui qui a joué ses 13 saisons au football canadien avec les Alouettes lors d'une conférence téléphonique.

« Je suis très fébrile à l'idée de revenir à Montréal et de revivre cette carrière magique et quelques-unes de plus belles années de ma vie et de ma famille. Je suis très reconnaissant pour tout ce que les Alouettes ont fait pour moi. »

Cahoon tire une très grande fierté de voir des partisans qui portent toujours son célèbre numéro.

C'est évidemment orné du no 86 que Cahoon a battu la marque de la LCF, le 11 octobre 2010, quand il a capté la 1007e passe de sa carrière pour devancer Terry Vaughn. Pourtant, c'est un autre numéro qu'auraient pu retirer les Alouettes en juillet prochain.

« Peut-être que certains s'en souviennent encore, mais c'est le 32 que j'ai porté à ma première saison avec l'équipe », a rappelé Cahoon.

Du 7 au 32 au 86

C'est d'ailleurs par défaut qu'il s'est retrouvé avec le numéro 86.

« Quand j'étais jeune, mon favori, c'était le no 7. C'était celui que portait Glen Kozlowski, un receveur étoile de l'Université Brigham Young, qui était mon idole. Alors, j'ai porté ce numéro tout au long de ma jeunesse. Je l'ai même porté une journée à mon arrivée à l'Université Brigham Young, mais l'organisation l'avait promis à ce qui devait être une super recrue et on m'a rapidement donné le 86. Il n'était pas très spécial à mes yeux à ce moment-là.

« Quand je suis arrivé à Montréal, on m'a donné le 32 et je l'ai porté tout au long de ma première saison. Ensuite, j'ai demandé si je pouvais changer pour le 86. On m'a alors dit que c'est moi qui avais exigé d'avoir le 32, mais ce n'était pas le cas. Peu importe, j'ai changé pour le 86, un numéro avec lequel je me sentais très à l'aise et c'est devenu mon numéro favori. »

C'est affublé de ce numéro qu'il a réécrit les livres des records des Alouettes et de la LCF. Au moment de quitter le football, en 2010, Cahoon trônait au sommet de la ligue pour le nombre de réceptions avec 1017.

Chez les Alouettes, il détient la marque d'équipe avec 32 matchs de plus de 100 verges sur réception, en plus d'avoir réussi une série de 144 matchs avec au moins un attrapé, la quatrième série dans l'histoire de la LCF. En 2003, il a conclu la saison avec 112 réceptions, soit un record d'équipe qui l'a placé à une réception du record du circuit.

Triple vainqueur de la Coupe Grey (2002, 2009 et 2010), il a par deux fois été élu le joueur canadien par excellence de la grande finale, en 2003 et 2009, en plus d'être nommé joueur canadien par excellence du circuit en 2002 et 2003. Cahoon occupe également le premier rang dans l'histoire de la Coupe Grey avec 46 attrapés et 658 verges de gain.

Rapidement remarqué

Jim Popp, le directeur général de l'équipe au moment de la sélection de Cahoon en 1998, a d'ailleurs rappelé que le joueur n'avait pas mis de temps à se faire remarquer.

« À son premier entraînement, Ben n'a pas perdu un seul ballon, s'est remémoré Popp au sujet de son choix de premier tour, le sixième au total. À compter de ce moment-là, nous savions que nous avions un diamant brut entre les mains. »

Il n'écarte d'ailleurs pas que Cahoon puisse revenir dans le giron des Alouettes dans un avenir rapproché. Après tout, il est l'entraîneur des receveurs de l'Université Brigham Young et les deux hommes ont déjà eu des discussions à ce sujet.

« Tant que je serai là et que Robert Wetenhall sera le propriétaire de l'équipe, il y aura de la place pour Ben Cahoon, mais les astres devront être alignés. »

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