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Bergevin préoccupé par la prestation du Canadien

Le directeur général du Canadien l'a admis d'emblée : la défaite de 5-4 de son équipe contre les Coyotes de l'Arizona lui est restée coincée en travers de la gorge.

Un texte d’Alexandre Gascon

« Honnêtement, c’est très difficile à avaler. La nuit a été très longue », a lancé Marc Bergevin, interrogé en marge de la rencontre des DG à l’hôtel Windsor à l’occasion des célébrations du centenaire de la LNH.

« Il faut passer à autre chose, mais ça a été dur à avaler. On n’a pas compétitionné pendant les deux dernières périodes et c’est inacceptable », a renchéri le patron du CH.

Le Tricolore était en parfait contrôle du match, 2-0, après 20 minutes de jeu quand tout s’est écroulé après le combat de Nicolas Deslauriers et de Zac Rinaldo au début de la deuxième période.

Soudainement, Montréal (8-10-2) s’est éloigné de la barre symbolique de ,500 et n’a obtenu que deux victoires en cinq matchs au cours d’une importante séquence de six rencontres à domicile qui prendra fin samedi soir lors de la visite des rivaux de Toronto.

Le Canadien est maintenant parvenu au quart de sa saison et plusieurs facettes du jeu de la formation inquiètent le DG.

« Je suis préoccupé par l’ensemble du jeu en général. Comme hier, sur le jeu de puissance, on donne des échappées, c’est vraiment frustrant. J’ai pleinement confiance en Claude et les adjoints. Le message est là, mais c’est pas constant. Il y a toujours un manque de 10-15 minutes et ça fait mal. Hier, c’était flagrant », a estimé Bergevin.

Rien de nouveau dans le cas de Price

Talonné sur l’énigmatique dossier de son gardien vedette, Bergevin s’est montré laconique.

« Pas de mises à jour sur Carey, a-t-il expliqué. C’est encore une blessure mineure. »

Il s’agit peut-être de s’entendre sur la définition du mot mineur. Blessé depuis le 2 novembre, vraisemblablement absent du duel contre les Maple Leafs puisqu’il n’a pas patiné en quatre jours, Price reviendrait au jeu, au mieux, le 21 novembre contre les Stars à Dallas, soit près de trois semaines après son dernier match. Rien n’indique d’ailleurs qu’il sera prêt à ce moment.

Sans imaginer le scénario catastrophe, la blessure mystérieuse, parce qu’inexpliquée, commence à ressembler à la tragédie d’il y a deux ans dans l’esprit de bien des partisans. Mais Bergevin insiste.

« Elle n’est pas pire qu’elle était, c’est juste que ça prend plus de temps que prévu. On joue sur les mots. Tu te casses un doigt, c’est mineur, mais ça peut prendre six semaines. C’est pas une grosse blessure. Je comprends les partisans, c’est frustrant, mais Carey va revenir au jeu le plus tôt possible. »

En attendant, le CH compte sur le brio du jeune Charlie Lindgren qui monte la garde devant le filet comme en témoigne sa fiche de 3-2-1, sa moyenne de buts accordés de 2,00 et son taux d’efficacité de ,938.

Julien ne blâme pas Deslauriers

Au lendemain de l’humiliante défaite du Tricolore, Claude Julien a mené un entraînement au rythme soutenu avec sa bande, à laquelle il manquait Jonathan Drouin, Max Pacioretty et Jordie Benn, tous les trois affaiblis par le virus qui court présentement dans le vestiaire du CH.

Mardi soir, c’était Torrey Mitchell qui avait dû déclarer forfait avant le match contre les Blue Jackets pour la même raison.

L’entraîneur a accepté de commenter la bagarre de Nicolas Deslauriers, offre qu’il avait déclinée tout de suite après la rencontre.

« Hier soir, ce n’était pas le temps d’en parler, j’étais vraiment frustré avec le match », a-t-il expliqué.

« C’est un joueur qui est venu ici pour son premier match. Il veut faire ses preuves, il est excité de jouer ici. Il a gagné sa bagarre (contre Zac Rinaldo), ce qui aurait dû nous donner de l’énergie, mais au contraire on n’a pas bien répondu. D’un autre côté, on dit que quand tu gagnes 2-0 et que l’autre équipe est endormie, tu la laisses dormir. Mais dans ce cas je ne le blâme pas du tout. Il a gagné sa bagarre, il a fait ce qu’il avait à faire. »

Après avoir tenu un petit conciliabule avec son patron, Deslauriers s’est repenti.

« Les émotions ont pris le dessus. Je sais que c’était pas le meilleur moment, ce sont des choses que je dois apprendre. Il y aurait fallu que je fasse quelque chose en fin de deuxième ou en troisième, ça aurait peut-être changé les choses de bord », a lancé le costaud attaquant de 1,85 m et 98 kilos (215 livres).

« On s’est parlé un peu, mais c’est rien de grave. C’est plate quand ça finit comme ça, c’est la première fois que ça m’arrive. Je vais prendre la responsabilité de ça », a conclu Deslauriers.

Selon les données du site hockeyfights.com, c’était le 21e combat dans la LNH du Québécois de 26 ans en 212 matchs.

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