MONTRÉAL -- Artur Beterbiev (10-0, 10 K.-O.) est demeuré invaincu chez les professionnels, en l'emportant à la suite de l'abandon au 4e round de l'Argentin Ezequiel Maderna samedi soir au Centre Bell à Montréal.

Un texte de Jean-François Chabot

Le Russe et Montréalais d'adoption a ainsi réussi son retour dans le ring de façon spectaculaire après une longue année d'absence en raison d'une blessure et d'une chirurgie à l'épaule droite.

Beterbiev a rapidement dominé son adversaire en décochant des coups précis et puissants qui ont mis Maderna sur la défensive. Après deux rounds passés à mesurer la distance pour ses coups, le Russe est passé en mode attaque.

À deux reprises, il a envoyé Maderna au tapis pour le compte de huit au troisième round. Sonné, chaque fois l'Argentin a pris soin de cracher son protecteur buccal pour essayer de gagner un peu de temps. Sa seconde initiative lui a valu un point de pénalité de la part de l'arbitre Marlon B. Wright.

Dès l'ouverture du 4e round, Beterbiev a multiplié les coups assommoirs. Une fois de fois de plus, Maderna s'est retrouvé au plancher. La dernière fut la bonne, Maderna lui-même faisant de grands signes à ses hommes de coin pour signifier qu'il en avait eu assez.

Du coup, Beterbiev a conservé ses ceintures WBO Internationale et NABA des  Amériques. Il n'est possiblement qu'à un combat éliminatoire de la position avantageuse d'aspirant obligatoire pour une titre mondial, soit contre Adonis Stevenson, détenteur de la ceinture WBC des mi-lourds ou Sergey Kovalev, champion IBF, WBA et WBO.

« Dix victoires, dix combats, dix mises hors de combat. Artur Beterbiev est parfait, a lancé Michel en conférence de presse. On est extrêmement content. Il faut donner du crédit à son adversaire, il a pris des coups solides, il a tout essayé, boxer, retenir, se battre. Mais il n'était tout simplement pas de calibre », a ajouté le président-directeur général de GYM.

Toujours aussi économe avec les mots, Beterbiev s'est dit très satisfait de sa performance et ajouté qu'il n'avait fait que son travail.

Les autres saveurs locales

La soirée a aussi donné lieu à un hommage pour l'ancien promoteur Régis Lévesque qui a tant fait pour les boxeurs d'ici au cours de sa carrière de 50 ans.

La cuvée 2016 lui a offert trois victoires que le coloré personnage aujourd'hui âgé de 81 ans a certainement savourées pleinement.

Sébastien Bouchard (13-1, 5 K.-O.) de Baie St-Paul s'est offert une partie de plaisir et un gain par décision unanime (79-72, 80-71, 80-71) aux dépens d'un visiteur belge, Arnaud Dimidschtein (11-11-2, 3 K.-O.) dont on oubliera très vite le nom.

Un autre combat a laissé les amateurs sur leur appétit. Oscar Rivas (19-0, 14 K.-O.) a récolté une victoire sans éclat face à l'Américain Jeremy Bates (26-18-1, 22 K.-O.) qui a davantage l'allure d'un dirigeable que d'un boxeur.

Bates est allé au tapis trois fois en l'espace de 1 min 47 s forçant ainsi l'arbitre à mettre terme au combat avant la fin du premier round.

Enfin, Ruslan Dalkaev (7-0, 3 K.-O.) a eu à trimer dur pendant huit rounds pour récolter une décision unanime des juges (78-73, 79-72, 80-71).

L'expérience de son rival mexicain Javier Franco (25-18-4, 11 K.-O.) lui a permis de tenir le coup et de se relever d'un visite au tapis et d'un coup sous la ceinture à la 5e reprise.

Autres combats:

  • Poids moyens
  • Bryant Parrella (14-0, 13 K.-O.) bat David Grayton (14-1, 10 K.-O.) TKO - arrêt de l'arbitre à 2:19 du 2e round
  • Poids plumes
  • Parnell Fisher (1-1) bat Larami Carmona (1-3), décision unanime 40-35, 40-35, 40-35
  • Super-moyens
  • Dario Bredecian (9-0, 3 K.-O.) bat Balasz Horvath (25-18, 6 K.-O.) TKO arrêt de l'arbitre 2:35 (règle des 3 chutes)
  • Super mi-moyens
  • Jamontay Clark (10-0, 6 K.-O.) bat Edgar Ortega (16-6, 10 K.-O.) décision unanime 58-55, 58-54, 58-54

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